Le Dr Vijonet Demero
À travers une série d’interventions remarquées dans les médias, Premye Okazyon, Le Point de la Radio et Télé Métropole, Radio Vision 2000 et Télé Pluriel, le Dr Vijonet Demero, Recteur de l’université INUFOCAD (Institut Universitaire de Formation des Cadres), également Pasteur, lance un appel solennel à la nation haïtienne. Selon lui, Haïti arrive à la fin d’un cycle historique de 40 ans de crise, d’errance et d’humiliation (1986-2026). À l’approche du 7 février 2026, il plaide pour un leadership spirituel fort, dépassant le cadre religieux, fondé sur l’intelligence, la conscience nationale et l’éducation, sans quoi 2026 risque d’être une répétition tragique de 2025.
Un pays en transition : « de la mort vers la vie »
Intervenant le jeudi 8 janvier 2026 au journal Premye Okazyon, le Pasteur Vijonet Demero affirme qu’Haïti traverse une phase critique mais décisive.
« Haïti est en pleine transition, de la mort vers la vie. Il y a de l’espoir »,
déclare-t-il, tout en avertissant que les efforts actuels demeurent largement insuffisants.
Pour l’homme de foi, les nations prospères sont guidées par des idées structurantes et une vision claire, là où Haïti souffre d’un vide de repères et d’orientation stratégique.
1986–2026 : 40 ans d’errance à refermer
Dans plusieurs interviews, notamment à Télé Pluriel avec Marie-Lucie Bonhomme le 22 janvier , à Radio Métropole 20 janvier et au journal Premye Okazyon sur les antennes de la RTVC le 8 janvier 2026, le Dr Demero développe une lecture symbolique et historique forte :
quarante années de crise multiforme, comparables aux 40 ans de désert du peuple d’Israël.
Il identifie l’ignorance comme le « plus grand mauvais esprit » du pays et estime que la refondation nationale doit passer par : l’éducation, l’accompagnement réel des dirigeants, la capacité à démasquer la corruption, la trahison et les logiques d’échec.
« 2026 doit fermer le cycle des ténèbres. Sans changement de cap, rien ne changera. »
Leadership spirituel : au-delà du religieux
Invité de l’émission « Le Point », animée par Wendel Théodore, le recteur de l’université Unifocade et vice-président de la Conférence des recteurs des universités de la Caraïbe précise que le leadership spirituel qu’il appelle de ses vœux ne se limite pas à la religion.
Il s’agit, selon lui, d’un leadership de l’esprit humain, de la lumière intellectuelle, capable d’organiser l’État, de protéger les dirigeants et de donner une vision institutionnelle durable au pays.
Il dénonce un système où les dirigeants sont vulnérables, exposés, non protégés, évoluant dans un climat de diffamation, de peur et d’instabilité permanente.
Unité religieuse et exclusion politique
Le pasteur salue l’initiative du collectif « Tèt Ansanm pou Lapè », qui a organisé une marche pacifique à Port-au-Prince autour du thème
« Nou mande lapè, nou chwazi lavi », rassemblant leaders religieux et figures sociales face à l’insécurité grandissante.
Mais l’homme de Dieu reste lucide : « Cette démarche est importante, mais elle ne suffit pas. Il faut une union réelle et totale des leaders religieux. »
Il critique également l’exclusion du secteur religieux des grandes décisions nationales, regrettant que la Fédération protestante ne soit plus consultée par les autorités de transition, contrairement aux pratiques antérieures.
Un compte à rebours lancé
Pour le Recteur de l’INUFOCAD, le temps presse. Le 7 février 2026 représente bien plus qu’une date politique : c’est une échéance historique et symbolique.
Sans prise de conscience collective, sans consensus national, sans leadership éclairé, Haïti risque de prolonger indéfiniment son cycle de crise.
Son message est clair, direct et sans détour :
2026 sera une année d’espoir ou une occasion manquée de plus. Le choix appartient aux Haïtiens.
W.A.






















