©️L’Express
Paris, le 8 septembre 2025.- Jean-Luc Mélenchon multiplie les appels à la mobilisation citoyenne et à la grève générale le 10 septembre, dans un contexte politique tendu, marqué par le plan social de François Bayrou et la volonté de faire pression sur l’exécutif.
Depuis l’annonce le 15 juillet du plan « abominable » de François Bayrou visant à réduire les acquis sociaux, le leader de La France Insoumise (LFI) s’est activé pour coordonner la contestation citoyenne. Sa tribune du 16 août dans La Tribune Dimanche avait déjà appelé les militants à soutenir le mouvement « Tout bloquer », fixé au mercredi 10 septembre prochain.
Le 22 août, lors des universités d’été de LFI à Châteauneuf-sur-Isère, Mélenchon a lancé un appel clair : « Il faut que le 10 septembre soit un jour de blocage général, c’est-à-dire que ce soit la grève générale. » Il a salué la création d’assemblées citoyennes et l’engouement pour le mouvement, soulignant sa dimension populaire et horizontale.
Le 6 septembre, à Lille, il a de nouveau insisté sur l’importance de la mobilisation : « Le 10, bloquons tout pour faire partir Macron », a-t-il lancé, confirmant son objectif politique de pression sur l’exécutif. Le 8 septembre, lors du vote de confiance à l’Assemblée nationale, cette mobilisation prenait tout son sens face à la tentative du gouvernement Bayrou de faire passer son projet de budget.
Le mouvement « Tout bloquer » prône un arrêt total et illimité : ne plus payer, ne plus consommer, ne plus travailler. Ses revendications incluent le référendum d’initiative citoyenne (RIC), la défense des services publics, la hausse des salaires et le rejet du projet de budget 2026. La France insoumise prévoit de déposer une motion de censure le 23 septembre, pour tester la stabilité du gouvernement.
Entre tribunes, discours et actions citoyennes, Jean-Luc Mélenchon coordonne un mouvement destiné à transformer le 10 septembre en un test décisif pour « Tout bloquer » et pour l’influence de La France insoumise sur le gouvernement et l’exécutif. Les citoyens et militants sont appelés à s’engager massivement, dans un contexte où chaque date clé de juillet à septembre trace le calendrier de la contestation.
R. J.


























