Cap-Haïtien, le 28 juillet 2025.- Malgré le climat d’insécurité généralisée qui gangrène Haïti, l’Université Publique du Nord au Cap-Haïtien (UPNCH) a tenu, le dimanche 27 juillet, une impressionnante cérémonie de collation des grades. Deux promotions, 2019-2023 et 2020-2024, totalisant 250 nouveaux diplômés, ont été honorées devant un parterre de personnalités du monde académique, juridique et religieux. Un acte fort de résilience et de foi dans l’avenir du pays.
La cour de l’Université Publique du Nord au Cap-Haïtien (UPNCH) était à la fête ce dimanche 27 juillet. Dans un contexte national difficile, marqué par la violence des gangs, l’instabilité politique et l’exode massif des jeunes, l’institution a organisé la cérémonie de collation des grades pour ses promotions 2019-2023 et 2020-2024.
Au total, 250 étudiants issus de différentes facultés et écoles ont reçu leur diplôme de licence, conformément aux exigences strictes du rectorat exigeant la soutenance d’un mémoire comme condition indispensable à la graduation.
L’événement, divisé en deux temps religieux et protocolaire, a débuté avec les propos introductifs du maître de cérémonie, Me Delcarme Bolivar. Plusieurs milliers de participants étaient présents, dont des personnalités comme le juge d’instruction de Fort-Liberté, Jean-Dudré Desravines, le recteur de l’UPNOPP, Dr. Joël Michel, ou encore la rectrice de l’Université Publique du Sud-Est à Jacmel (UPSEJ), Dre. Magdala Jean Baptiste.
Dans son discours, le recteur de l’UPNCH, Dr Joram Vixamar, a souligné la persévérance des étudiants dans un pays où l’accès à l’éducation est constamment menacé :« Ces jeunes ont accompli quelque chose d’extraordinaire dans l’histoire du monde universitaire en obtenant leur diplôme de licence avant même la cérémonie de graduation ».
Le moment fort de la journée fut sans doute la remise de prix d’excellence aux lauréats : ordinateurs portables, médailles et bourses pour des études de master à l’UPNCH.
Ce succès symbolique montre qu’en dépit du climat d’insécurité, plusieurs universités publiques et privées à travers le pays, notamment à l’image de l’UPNCH, continuent de fonctionner, tant en ligne qu’en présentiel, témoignant de la résilience du secteur éducatif haïtien.
W. A.

































