©️Le National
Port-au-Prince, le 27 août 2025.- L’éducateur Wilfrid Gilles tire la sonnette d’alarme sur le déclin du secteur éducatif en Haïti, aggravé par la situation socio-politique du pays. Avec près de 1600 établissements scolaires dans la zone métropolitaine fermés en raison de la violence des gangs, les élèves font face à une perte de jours de classe qui menace leur avenir et celui de la nation.
Wilfrid Gilles, éducateur engagé, exprime des inquiétudes croissantes, ce mercredi, à l’emission Panel Magic, quant aux graves conséquences que la perte de jours de classe aura sur les élèves haïtiens. Dans un contexte où le secteur éducatif, autrefois porteur d’espoir, est plongé dans le déclin à cause de la crise socio-politique, Gilles appelle à une prise de conscience urgente.
Le calendrier scolaire 2024-2025, qui prévoyait initialement 188 jours de classe, soit 940 heures pour le cycle fondamental et 1128 heures pour le nouveau secondaire n’a pas pu être respecté pour la majorité des élèves. En effet, la norme internationale recommande un minimum de 200 jours de classe. La réalité sur le terrain, cependant, est bien différente.
Un rapport des Nations unies révèle qu’environ 1600 établissements scolaires dans la zone métropolitaine ont été contraints de fermer leurs portes à cause de l’escalade de la violence des gangs. Cette situation a sérieusement compromis la capacité des élèves à suivre leur programme scolaire. Gilles souligne que cette perte de jours de classe a également entravé les évaluations officielles organisées par le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, laissant de nombreux élèves avec moins de la moitié de leur programme en cours.
« L’éducation des enfants haïtiens est biaisée », avertit Gilles. Il souligne que l’avenir du pays repose sur ces enfants, et que cette crise éducative constitue une menace directe pour le développement futur d’Haïti.
Wilfrid Gilles appelle à une mobilisation collective pour restaurer l’éducation en Haïti, soulignant que sans une action immédiate, la jeunesse du pays, ainsi que la nation elle-même, risquent de subir des conséquences irréparables.
W. A.



























