Le Maire de Kenscoff, Massillon Jean
Kenscoff, le 31 janvier 2026.- Au moins sept personnes ont été tuées et quatre autres blessées par balles lors d’une attaque armée menée vendredi 30 janvier 2026 à Tèt Ka Jak, section communale de Macary, dans la commune de Marigot. Des maisons ont été incendiées et des motocyclettes détruites. Sur Radio Magik 9 ce 31 janvier, le maire de Kenscoff, Massillon Jean, parle d’une « expédition punitive » menée par des bandits contre une population laissée sans protection.
Une attaque meurtrière à l’aube
La population de Tèt Ka Jak s’est réveillée dans l’horreur. Très tôt dans la matinée du vendredi 30 janvier, des hommes lourdement armés ont lancé un assaut meurtrier dans cette zone située entre Kenscoff et le département du Sud-Est. Le bilan provisoire fait état d’au moins sept morts par balle et de quatre blessés, selon des témoignages recueillis sur place.
Outre les pertes humaines, plusieurs habitations ont été incendiées, des motocyclettes volées ou détruites, plongeant les habitants dans la panique et la consternation.
“La zone est livrée aux bandits”
Contacté après l’attaque, un habitant, Exequiel Massillon, déplore l’inaction des autorités malgré des alertes répétées. Il affirme que Ka Jak est désormais hors de contrôle et que les brigades de vigilance locales ont été dépassées.
« Elles n’avaient pas les moyens nécessaires pour faire face aux assaillants. Leur matériel a été incendié », témoigne-t-il, avertissant que la violence pourrait s’étendre à tout le Sud-Est en l’absence d’une réponse rapide de l’État.
Une attaque de représailles, selon le maire de Kenscoff
Invité sur Radio Magik 9 ce 31 janvier, le maire de Kenscoff, Massillon Jean, apporte un éclairage sur les motivations de l’attaque. Selon lui, les bandits auraient agi en représailles après avoir appris la présence de brigadiers dans la zone.
Ces civils volontaires, engagés aux côtés des forces de l’ordre, avaient récemment repoussé les assaillants qui tentaient de s’emparer du bétail des paysans.
« D’après les témoignages que j’ai entendus, il s’agit clairement d’une expédition punitive », analyse le maire, soulignant la vulnérabilité de cette zone stratégique reliant Kenscoff à Jacmel par une route en terre battue, aujourd’hui quasiment abandonnée en raison de l’insécurité.
W. A.























