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Journée internationale des femmes et des filles de science : la POFHAD appelle à la levée des barrières de genre

©️photo : UNESCO

Port-au-Prince, 11 février 2026.- La Journée internationale des femmes et des filles de science, célébrée le 11 février par l’UNESCO sous le thème « Combler l’écart entre les genres dans la science », est l’occasion pour la Plateforme des Organisations de Femmes Haïtiennes pour le Développement (POFHAD) de réaffirmer l’urgence de lever les barrières de genre qui freinent l’accès, la participation et l’évolution des femmes et des filles dans les domaines scientifiques et technologiques.

Dans un contexte où les femmes et les filles représentent toujours moins d’un tiers des chercheurs dans le monde, l’UNESCO, à travers sa campagne « Imaginez le monde avec plus de femmes en science », rappelle combien il est essentiel de combler cet écart, non seulement pour l’équité, mais aussi pour la qualité, la pertinence et l’impact de la science, de la technologie et de l’innovation.

Dans une note de plaidoyer publiée à cette occasion, la Plateforme des Organisations de Femmes Haïtiennes pour le Développement (POFHAD) souligne que la science, la technologie et l’innovation jouent aujourd’hui un rôle central dans le développement des sociétés, la réponse aux crises et la construction d’un avenir durable. Pourtant, les femmes et les filles continuent d’y être sous-représentées, marginalisées ou invisibilisées, malgré leurs compétences et leur potentiel.

La POFHAD estime que les inégalités de genre dans les sciences s’expliquent moins par un manque de capacités que par des obstacles structurels et sociaux persistants. Les stéréotypes orientent précocement les choix scolaires et professionnels des filles, le manque de modèles féminins limite leur projection dans les carrières scientifiques, et les environnements académiques et professionnels demeurent souvent peu inclusifs, voire discriminatoires.

Face à cette situation, la POFHAD appelle à une réforme en profondeur des systèmes éducatifs, scientifiques et technologiques afin de les rendre plus équitables, inclusifs et sensibles au genre.

Elle préconise notamment un renforcement de l’éducation scientifique des filles dès le plus jeune âge, la mise en place de bourses et de programmes de mentorat, ainsi que la valorisation de modèles féminins inspirants dans les domaines STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques). Elle plaide également pour une collaboration accrue entre l’État, les institutions éducatives, le secteur privé et la société civile afin d’intégrer l’égalité de genre comme un pilier des politiques scientifiques et technologiques.

L’organisation exhorte enfin les autorités nationales et les partenaires techniques et financiers à traduire leurs engagements en actions concrètes, soulignant que lever les barrières de genre dans la science n’est pas seulement une question d’équité, mais une condition essentielle pour stimuler l’innovation, renforcer la résilience des sociétés et garantir un développement durable et inclusif.

W. E.