©️Le Nouvelliste
Port-au-Prince, le 23 octobre 2025.- Invitée à l’émission Panel Magik ce jeudi 23 octobre, Jocelyne Colas, responsable de la Commission Épiscopale Justice et Paix (CE-JILAP), a tiré la sonnette d’alarme sur la recrudescence des enlèvements en Haïti. Elle dénonce l’inaction de l’État face aux groupes armés qui, selon elle, « agissent à leur guise » dans un contexte politique marqué par l’incertitude électorale et la montée du crime organisé.
La situation sécuritaire en Haïti continue de se détériorer. Selon Jocelyne Colas, de la CE-JILAP, les cas d’enlèvements sont en nette augmentation ces dernières semaines. Invitée de l’émission Panel Magik, elle a souligné que les bandes armées opèrent sans résistance, profitant d’un vide d’autorité et de l’absence de stratégie nationale de sécurité. « Les groupes armés agissent à leur guise sans rencontrer de résistance. Nous ne sentons pas que les autorités exercent un contrôle sur leurs actions », a-t-elle déclaré, exprimant une profonde inquiétude face à ce qu’elle qualifie de perte totale d’emprise de l’État sur le territoire.
Mme Colas estime que la résurgence des cas de kidnapping semble liée à des enjeux politiques, notamment autour du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et de la préparation des élections. Elle dénonce également les intérêts financiers occultes de certains acteurs qui « profitent du chaos pour faire de l’argent sale ».
Face à cette réalité, la militante appelle à une prise de conscience nationale et à une mobilisation des institutions pour rétablir l’ordre et la confiance au sein de la population.
W.A.



























