Pétion-Ville, le 20 septembre 2025.- Près de 70 jeunes influenceurs, en majorité des tiktokeurs, se sont engagés, le 19 septembre, à l’hôtel Karibe, pour faire entendre leurs voix numériques dans le cadre de la Journée internationale de la paix. Avec OPC Haïti, l’Observatoire de la Jeunesse Haïtienne et le projet Dialogue pour une Économie Inclusive piloté par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Organisation Internationale du Travail (OIT), ils diffusent des messages de paix et de résilience, en particulier dans les quartiers frappés de plein fouet par la crise sociale, sécuritaire et économique.
Dans les zones les plus vulnérables de Port-au-Prince et d’autres communes, les jeunes subissent directement les conséquences de la crise : chômage, insécurité, absence d’infrastructures numériques, manque de services de base. Beaucoup se sentent délaissés et peu représentés dans les discours officiels. Cette mobilisation via les réseaux sociaux leur offre un espace pour raconter leur réalité, sortir du silence, et créer du lien.
Le projet Dialogue pour une Économie Inclusive : Tech4Peace
Le projet, soutenu par le PNUD et l’OIT, vise à promouvoir l’inclusion économique, réduire les inégalités, et soutenir des espaces de développement pour la jeunesse. #Tech4Peace est une initiative de ce projet qui met l’accent sur la créativité numérique comme outil de transformation sociale. Les influenceurs utilisent des vidéos, messages, danses, sketchs pour diffuser la paix, sensibiliser contre la violence communautaire, et valoriser la résilience.
Objectifs et retombées attendues
Sensibiliser les communautés sur l’importance de la paix, de la tolérance, et du dialogue;
Valoriser la jeunesse comme actrice du changement, non simple victime de la crise;
Renforcer l’inclusion numérique, donner accès aux plateformes digitales, former à la création de contenu;
Créer un contre-poids positif à la propagation des messages violents ou pessimistes dans les quartiers défavorisés.
Malgré l’enthousiasme, des obstacles demeurent : l’accès limité à l’internet stable, le coût élevé pour certains jeunes, le manque de ressources pour produire du contenu de qualité, et la peur de représailles dans les zones à forte insécurité. Le projet devra travailler avec les communautés locales pour s’assurer que ces messages de paix soient entendus, compris et respectés.
W. A.































