Accueil Société Former contre la corruption : l’ULCC et l’Université Quisqueya s’allient

Former contre la corruption : l’ULCC et l’Université Quisqueya s’allient

Le directeur général de l’ULCC, Me Jacques Hans Ludwig Joseph et le Doyen de la faculté des Sciences juridiques et politiques, Me Bernard gousse•©️photo : ULCC

Port-au-Prince, le 6 février 2026.- L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) et l’Université Quisqueya ont signé, le jeudi 5 février 2026, un protocole d’accord instituant un nouveau cours universitaire intitulé « Corruption, pratiques et répression », intégré au programme de licence en sciences politiques. Une initiative visant à former des étudiants capables d’analyser, dénoncer et combattre la corruption au sein de l’administration publique haïtienne.

Le cours, désormais inscrit au syllabus de la Faculté des sciences juridiques et politiques, ambitionne de doter les étudiants d’outils juridiques, analytiques et institutionnels pour comprendre les mécanismes de la corruption, identifier ses formes et maîtriser les dispositifs nationaux et internationaux de répression.

Pour l’ULCC, cette initiative répond à un impératif stratégique. « Nous voulons former de futurs cadres conscients des enjeux de la lutte anticorruption, capables de promouvoir la transparence, l’intégrité et l’éthique dans la gestion publique », a souligné l’assistant directeur des opérations chargé de la programmation.

Le directeur général de l’ULCC, Me Jacques Hans Ludwig Joseph, voit dans cet accord un engagement fort en faveur de l’éthique publique. Il rappelle que la corruption demeure l’un des principaux freins au développement d’Haïti, affaiblissant les institutions, minant la confiance citoyenne et accentuant les inégalités sociales. L’institution mettra à disposition son expertise technique, son expérience de terrain et ses ressources pédagogiques pour accompagner la formation.

S’adressant aux étudiants, Me Joseph les a appelés à devenir des acteurs du changement, porteurs des valeurs de probité et de responsabilité dans le service public, estimant que le monde universitaire doit jouer un rôle central dans la conscientisation des futurs décideurs.

De son côté, le doyen de la Faculté, Me Bernard Gousse, a salué un partenariat qu’il juge essentiel pour renforcer la culture d’intégrité au sein de la jeunesse universitaire. Qualifiant la corruption de « mal insidieux qui ronge l’idéal démocratique », il a exhorté les étudiants à s’approprier les principes d’éthique et de bonne gouvernance.

W. A.