Accueil Santé Dr William Pape : « Les maladies cardiovasculaires sont la première cause...

Dr William Pape : « Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité en Haïti »

 

Port-au-Prince, le 29 septembre 2025.- À l’occasion de la Journée mondiale du cœur, ce lundi 29 septembre, le Dr William Pape, directeur du centre GHESKIO, a tiré la sonnette d’alarme sur la progression des maladies cardiovasculaires en Haïti. Intervenant à l’émission Panel Magik sur Radio Magik 9, il a rappelé que ces maladies, liées notamment à l’hypertension, au régime alimentaire et au manque d’activité physique, constituent désormais la première cause de mortalité dans le pays.

 

Lors de son intervention à Panel Magik, le Dr William Pape a détaillé les principaux facteurs de risque des maladies cardiovasculaires. « L’hypertension artérielle est la première cause. À cela s’ajoutent des facteurs modifiables : une alimentation trop salée, les Haïtiens consomment quatre fois plus de sel que la quantité recommandée, une forte présence de plomb dans le sang qui endommage les artères, et l’insuffisance d’exercice physique », a-t-il expliqué.

 

Selon lui, le contrôle de la tension artérielle reste déterminant. « Lorsque les patients prennent correctement leurs médicaments, 70 % parviennent à réduire leur tension de 12 points. Or, une diminution de seulement 5 points réduit déjà considérablement le risque », a insisté le spécialiste.

 

Le Dr Pape a également replacé cette problématique dans le contexte sanitaire national. « Nous vivons avec deux grandes épidémies : les maladies infectieuses, comme le VIH/sida et la tuberculose, et les maladies cardiovasculaires. Entre 2015 et 2016, le sida, qui fut pendant plus de 30 ans la première cause de mortalité, est tombé au 7e rang. Pendant ce temps, les maladies cardiovasculaires sont devenues la première cause de décès, et de loin », a-t-il souligné, précisant qu’elles touchent autant les hommes que les femmes.

 

À travers cet appel, le directeur du GHESKIO exhorte la population à adopter de meilleures habitudes de vie et à suivre rigoureusement leurs traitements, afin de freiner cette épidémie silencieuse qui met en péril la santé publique en Haïti.

 

W. A.