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Belém, le 13 novembre 2025.- Pour la première fois dans l’histoire des conférences de l’Organisation des Nations Unies (ONU) sur le climat, la COP30, à Belém, au Brésil, place au cœur de son agenda la lutte contre la désinformation climatique. L’Initiative mondiale pour l’intégrité de l’information a lancé, le mercredi 12 novembre 2025, une Déclaration internationale déjà approuvée par dix pays, visant à protéger l’accès à une information scientifique fiable, à soutenir les journalistes et chercheurs menacés, et à contrer le déni climatique qui freine les politiques publiques.
Réunis à Belém, les dirigeants de dix pays dont le Brésil, la France, l’Allemagne, le Canada et l’Espagne, ont approuvé la Déclaration sur l’intégrité de l’information climatique, élaborée avec la société civile. Elle impose aux signataires des engagements pour garantir des informations précises et fondées sur des preuves, dans le respect du droit international des droits humains et de l’Accord de Paris.
Lula, Guterres et l’UNESCO sonnent l’alarme
« Les changements climatiques sont une tragédie du présent », a dénoncé le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, appelant à vaincre le déni. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exhorté à combattre le greenwashing, la désinformation et le harcèlement visant chercheurs et journalistes.
Pour Audrey Azoulay, Directrice générale sortante de l’UNESCO, garantir l’accès à une information fiable est indispensable pour mobiliser les sociétés et protéger ceux qui enquêtent « parfois au péril de leur vie ».
La Déclaration engage les États à soutenir un écosystème médiatique durable, à renforcer les capacités de lutte contre la désinformation, à garantir un accès équitable aux données climatiques fiables et à intégrer l’intégrité de l’information dans les programmes d’action de la CCNUCC. Elle recommande aussi de financer davantage la recherche sur l’intégrité informationnelle, en particulier dans les pays du Sud.
Quatre nouveaux pays, Belgique, Canada, Finlande, Allemagne, rejoignent l’Initiative mondiale, portant le total à treize États. Le Fonds mondial pour l’intégrité de l’information a déjà reçu 447 propositions issues de près de 100 pays et finance une première vague de projets grâce à un apport initial d’un million de dollars du Brésil, avec une forte participation des pays en développement.
W. A.


























