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Climat : le monde reste loin des objectifs de l’Accord de Paris, selon le PNUE

 

New York, 5 novembre 2025.– Le rapport 2025 du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) révèle que les engagements climatiques actuels ne permettent qu’une réduction marginale des prévisions de réchauffement. Si toutes les promesses sont pleinement tenues, la température mondiale pourrait augmenter de 2,3 à 2,5 °C d’ici la fin du siècle, contre 2,6 à 2,8 °C estimés en 2024. En l’état des politiques actuelles, le réchauffement pourrait atteindre 2,8 °C.

Cette amélioration mineure est en grande partie attribuable à des ajustements méthodologiques, plutôt qu’à des mesures plus ambitieuses. Le retrait prévu des États-Unis de l’Accord de Paris pourrait même annuler ces faibles progrès.

Le monde reste donc loin de l’objectif central de l’Accord de Paris : limiter le réchauffement bien en dessous de 2 °C, et si possible à 1,5 °C. Le PNUE avertit qu’un dépassement de la barre des 1,5 °C est désormais probable, même s’il pourrait être temporaire. Des réductions d’émissions plus rapides et profondes sont indispensables pour limiter les impacts climatiques.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, estime qu’un dépassement du seuil de 1,5 °C est inévitable dès le début des années 2030, accentuant l’incertitude sur l’avenir. Il appelle cependant à intensifier les efforts, affirmant que maintenir ce seuil reste possible si l’ambition climatique est fortement revue à la hausse.

Inger Andersen, Directrice exécutive du PNUE, rappelle que les pays ont manqué à trois reprises leurs engagements dans le cadre de l’Accord de Paris. Malgré quelques avancées, les plans actuels restent insuffisants. Elle insiste sur l’urgence de réduire les émissions à une échelle sans précédent, dans un contexte mondial de plus en plus tendu.

Le rapport conclut qu’il est encore possible de limiter le réchauffement climatique, mais de justesse. Des solutions éprouvées existent déjà : développement des énergies renouvelables, réduction des émissions de méthane, efficacité énergétique. Les pays doivent désormais s’engager pleinement dans une action climatique ambitieuse, bénéfique pour l’économie, la santé, l’emploi, la sécurité énergétique et la résilience.

W. E.