Pétion-Ville, le 30 mai 2026.- Une chaleur étouffante s’abat actuellement sur Haïti, où plusieurs régions enregistrent des températures particulièrement élevées à l’approche de la saison cyclonique 2026. À Port-au-Prince comme dans plusieurs villes de province, la population fait face à des journées suffocantes marquées par une forte humidité et une sensation thermique parfois difficilement supportable. Cette situation inquiète des spécialistes du climat qui évoquent une combinaison de facteurs atmosphériques et océaniques liés au réchauffement global de la planète.
Selon des données publiées par des organismes météorologiques internationaux, cette hausse des températures est favorisée par le réchauffement anormal des océans de l’Atlantique et de la mer des Caraïbes. Plus les eaux sont chaudes, plus elles augmentent l’humidité dans l’air et renforcent la sensation de chaleur dans les territoires insulaires comme Haïti. Les experts soulignent également que l’urbanisation désordonnée, la déforestation massive et le manque d’espaces verts aggravent les effets de cette chaleur dans plusieurs zones du pays.
Plusieurs climatologues internationaux expriment également leurs inquiétudes face à la possibilité du retour d’un « super El Niño » en 2026. Ce phénomène climatique exceptionnel, caractérisé par un réchauffement très important des eaux du Pacifique équatorial, pourrait bouleverser davantage les équilibres météorologiques mondiaux. Les spécialistes craignent notamment une multiplication des épisodes de chaleur extrême, des sécheresses prolongées dans certaines régions et des perturbations majeures dans les cycles de précipitations. Même si aucun consensus définitif n’est encore établi sur son intensité réelle, cette hypothèse alimente déjà les préoccupations des centres de surveillance climatique.
Cette situation intervient également au moment où débute officiellement la saison cyclonique dans l’Atlantique, une période qui s’étend généralement du 1er juin au 30 novembre. Les météorologues surveillent de près les conditions climatiques de cette année, car des eaux plus chaudes favorisent souvent la formation de phénomènes météorologiques plus intenses. En Haïti, où les infrastructures restent fragiles, les fortes chaleurs sont parfois considérées comme un signal annonciateur d’une saison cyclonique potentiellement active.
Face à cette combinaison de chaleur extrême, de dérèglement climatique et de risques cycloniques, l’Unité Hydrométéorologique d’Haïti (UHM) appelle la population à adopter plusieurs mesures de prévention. Les autorités recommandent notamment d’éviter une exposition prolongée au soleil entre 10 heures et 16 heures, de boire régulièrement de l’eau, même en l’absence de sensation de soif, et de privilégier des vêtements légers et de couleur claire afin de limiter les effets de la chaleur.
L’UHM insiste également sur la protection des personnes les plus vulnérables, notamment les enfants, les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques. Les parents sont invités à limiter les activités physiques des enfants sous le soleil durant les heures les plus chaudes de la journée et à veiller à leur hydratation. Dans un environnement de plus en plus exposé aux phénomènes météorologiques extrêmes, les autorités encouragent enfin la population à suivre attentivement les bulletins météorologiques et les consignes officielles tout au long de la saison cyclonique 2026.
Quetya AUBIN



























