Le président du syndicat de l’Électricité d’Haïti, Pierre Michel Félix
Port-au-Prince, le 6 janvier 2026.- Face à la dégradation persistante de la centrale hydroélectrique de Péligre, le président du syndicat de l’Électricité d’Haïti (EDH), Pierre Michel Félix, dénonce le silence des autorités et appelle l’État à assumer pleinement ses responsabilités. Lors d’une intervention sur Radio Magik 9, ce mardi 6 janvier, il a alerté sur les actes de sabotage, l’insécurité autour des infrastructures et l’urgence d’une réponse gouvernementale coordonnée pour sauver ce patrimoine national stratégique.
Un patrimoine national menacé
La centrale hydroélectrique de Péligre, pilier de la production d’énergie électrique en Haïti, traverse une crise profonde. Selon Pierre Michel Félix, les attaques répétées contre les pylônes électriques, le vandalisme et les actes de sabotage ont gravement affecté la capacité de production et de distribution. Le syndicat rappelle que Péligre est un bien stratégique, construit sur plusieurs gouvernements successifs, et qu’il ne peut être abandonné à son sort.
Des techniciens mobilisés, mais des limites sécuritaires
Le président du syndicat assure que les techniciens de l’EDH sont présents sur le site et continuent d’assurer les opérations techniques essentielles. L’intégrité du barrage, en tant qu’ouvrage hydraulique, n’est pas directement menacée à ce stade. Toutefois, l’environnement sécuritaire reste extrêmement fragile, compliquant les interventions et la réparation des infrastructures endommagées, notamment les pylônes.
Pierre Michel Félix s’interroge ouvertement sur le silence de certaines autorités, citant notamment l’absence de communication claire sur la situation critique de Péligre. Il insiste sur la nécessité pour l’État y compris le gouvernement et les institutions de sécurité de prendre des décisions fermes, d’assurer la protection du site et de mobiliser les ressources financières et humaines indispensables aux réparations.
Des évaluations techniques auraient été réalisées par les directions compétentes de l’EDH. Toutefois, le syndicat estime que ces démarches restent insuffisantes si elles ne débouchent pas rapidement sur des actions concrètes, un financement adéquat et un plan de sécurisation durable, afin de relancer la production et de répondre aux besoins des clients.
W. A.




























