©️Photo : CARICOM
Washington, le 5 février 2026.- Réunis le 2 février 2026 lors d’une réunion consultative consacrée à la situation en Haïti, le Secrétariat général de l’Organisation des États Américains (OEA), Albert Ramdin, les ministres de la CARICOM, le Groupe des personnalités éminentes (EPG), le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), ainsi que le Canada et les États-Unis ont renouvelé leur soutien au peuple haïtien à l’approche d’une étape déterminante de la transition politique.
Dans une note publiée le 4 février 2026, les participants ont insisté sur l’urgence de rétablir une gouvernance crédible et fonctionnelle, de restaurer la sécurité publique et de créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections nationales libres, régulières et crédibles. Selon eux, ces exigences sont essentielles pour assurer la stabilité du pays, la légitimité des institutions et la poursuite de l’appui politique, technique et financier de la communauté internationale.
Cette prise de position intervient alors que le mandat du Conseil présidentiel de transition arrive à échéance le 7 février 2026, dans un contexte de crise profonde marqué par l’insécurité persistante, la dégradation des services publics et la vulnérabilité accrue d’une grande partie de la population.
Les signataires rappellent que, depuis plusieurs années, les citoyens haïtiens sont privés de leur droit constitutionnel de choisir leurs dirigeants, une situation ayant fortement contribué à l’instabilité politique et institutionnelle. Ils mettent également en lumière l’impact dévastateur des gangs armés, dont les activités compromettent la sécurité, l’économie et les perspectives d’avenir du pays.
La stabilisation du climat sécuritaire est ainsi présentée comme une condition prioritaire pour la tenue des élections, la distribution de l’aide humanitaire et la relance des efforts de reconstruction. À ce titre, les participants appellent à l’application rapide de la résolution 2793 du Conseil de sécurité des Nations unies, incluant le déploiement effectif de la Force de Répression des Gangs (FRG) chargée d’aider les forces de sécurité nationales à lutter contre les groupes armés.
Tout en réaffirmant leur engagement aux côtés d’Haïti, les partenaires internationaux soulignent qu’une solution durable à la crise actuelle ne peut être que haïtienne. Ils exhortent l’ensemble des acteurs nationaux à privilégier le dialogue et l’intérêt général afin de garantir la paix, la stabilité et le bien-être de la population.
W. E.























