©️photo : MENFP
Port-au-Prince, le 22 janvier 2026.- Le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) a procédé, mardi 21 janvier, au lancement des Assises Nationales de la Refondation du Système Éducatif Haïtien, sous le thème « Pour une éducation transformatrice ». Pendant trois jours, responsables publics, enseignants, syndicats, experts et partenaires réfléchiront aux dysfonctionnements structurels, pédagogiques et institutionnels de l’école haïtienne afin d’élaborer des stratégies concrètes pour restaurer la gouvernance, améliorer la qualité de l’enseignement et renforcer l’autorité scolaire.
Les Assises rassemblent des délégués de syndicats, d’associations de directeurs d’écoles et de parents, de comités d’élèves, d’organisations communautaires, d’universités, du secteur privé, ainsi que des experts et partenaires techniques et financiers. Ces acteurs débattront autour de dix thématiques clés, allant de l’accès à l’éducation et l’équité, à la qualité des apprentissages, le développement du corps enseignant, les infrastructures scolaires, le numérique éducatif et le financement du système. Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, représenté par son Directeur de cabinet Me Axène Joseph, a réaffirmé l’engagement de l’État à allouer 4 % du PIB au secteur de l’éducation, soulignant que la refondation du système éducatif est une nécessité nationale.
Le Ministre Augustin Antoine a insisté sur l’importance de ces échanges pour identifier les problèmes de fond et définir des stratégies assurant la réussite de tous les apprenants. L’ancien ministre Pierre Buteau a alerté sur les effets de la crise socio-politique, de la croissance démographique et de l’urbanisation anarchique. Le représentant de l’UNESCO, Eric Voli Bi, a salué l’intégration du numérique et l’engagement du MENFP pour sécuriser l’avenir des jeunes Haïtiens.
Ces Assises constituent un moment déterminant pour repenser l’éducation haïtienne. Le système reste profondément inégal, avec des écoles avançant à plusieurs vitesses, des infrastructures insuffisantes, des conditions de travail difficiles pour les enseignants et des moyens limités pour assurer la survie des établissements. Le succès de la refondation dépendra de la capacité des acteurs à transformer ces recommandations en actions concrètes et durables, afin de garantir un apprentissage de qualité pour tous et de redonner à l’école haïtienne sa mission de formation citoyenne et sociale.

R. J.



























