Le vice-président du MORN, Dieupie Chérubin
Port-au-Prince, le 30 janvier 2026.- À quelques jours de l’échéance constitutionnelle du 7 février, le Mouvement pour la Réconciliation et la Reconstruction Nationale (MORN) dresse un constat sévère de la transition en cours. Estimant que le Conseil présidentiel de transition (CPT) et le gouvernement ont échoué, le mouvement appelle à leur départ immédiat et plaide pour la mise en place d’un nouveau leadership, fondé sur un exécutif bicéphale crédible, capable de rétablir la sécurité et la confiance nationale.
Regroupant 87 partis politiques et plus de 3 000 organisations affiliées, le MORN affirme ne soutenir ni le CPT ni le Premier ministre en fonction. Selon le mouvement, les deux branches de l’exécutif se livrent à un bras de fer stérile, au détriment de la stabilité du pays, alors que l’insécurité continue de s’aggraver.
Intervenant le jeudi 29 janvier sur Radio Télé Ginen, l’ancien sénateur du Sud-Est Dieupie Chérubin, vice-président du MORN, a analysé la conjoncture politique actuelle. Il a réaffirmé que la position du mouvement reflète celle de l’ensemble de ses composantes, dénonçant l’incapacité du CPT et du gouvernement à répondre aux défis majeurs du pays.
Le MORN préconise la formation d’un exécutif bicéphale, composé d’un président consensuel, issu de la Cour de cassation, du secteur politique, de la société civile ou même du CPT, mais jugé moins conflictuel, accompagné d’un Premier ministre indépendant, crédible et non associé aux gangs armés. Le mouvement insiste sur la nécessité de placer la sécurité nationale au cœur des priorités.
Pour le MORN, le 7 février à minuit au plus tard doit marquer la fin du mandat du CPT et du gouvernement actuel. Cette prise de position traduit la volonté du mouvement de s’imposer comme un acteur clé de la recomposition politique, misant sur la crédibilité, l’honnêteté et la restauration de l’autorité de l’État comme fondements d’une nouvelle transition.
W. A.























