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Autisme en Haïti : briser les tabous et alerter sur l’urgence d’un diagnostic précoce

Yveline Alexandre et le Dr Vardy Pharel

Port-au-Prince, le 10 avril 2026.- Invités sur Panel Magik ce 10 avril , Yveline Alexandre et le Dr Vardy Pharel appellent à une meilleure compréhension de l’autisme dans les communautés haïtiennes. Ils insistent sur l’importance du diagnostic précoce, dénoncent les préjugés persistants et soulignent le manque de structures adaptées en Haïti.

Au cours de l’émission, les intervenants rappellent que l’autisme n’est pas une maladie, mais une condition neurodéveloppemental, souvent liée à des facteurs génétiques. Ils insistent sur la nécessité de lever toute culpabilité chez les parents et de combattre les idées reçues qui freinent la prise en charge des enfants concernés.

Les spécialistes mettent en avant plusieurs signes précoces : absence de contact visuel, retard de langage, manque d’interaction sociale, comportements répétitifs ou hypersensibilité aux bruits et à la lumière. Ces indicateurs, observables dès les premiers mois, doivent alerter les parents et conduire à une évaluation rapide impliquant plusieurs professionnels, dont pédiatres, psychologues et orthophonistes.

Cependant, la réalité haïtienne complique la prise en charge. Le pays dispose de peu de structures spécialisées, d’un nombre limité de professionnels formés et d’un encadrement institutionnel insuffisant. Les intervenants dénoncent également la stigmatisation sociale dont sont victimes les enfants autistes et leurs familles, souvent confrontés à des jugements et à l’exclusion.

Face à cette situation, les invités appellent à une sensibilisation accrue, à un renforcement du système éducatif spécialisé et à une implication plus active de l’État. Ils soulignent que seule une meilleure information permettra de détecter les cas plus tôt et d’améliorer l’accompagnement des enfants vivant avec des troubles du spectre de l’autisme.

W. A.