Port-au-Prince, le 19 février 2026.- Le porte-parole du Syndicat National des Policiers Haïtiens (SYNAPOHA), Mathieuny Sidel, plaide pour une restauration immédiate de la discipline au sein de la Police Nationale d’Haïti (PNH). Intervenant ce jeudi 19 février 2026 sur les ondes de Magik9, il a fustigé le laisser-aller des dernières années, tout en rappelant que le port de l’uniforme n’est pas une option, mais le socle de la légitimité de l’État.
Pour Mathieuny Sidel, la crise d’identité de la Police commence par le négligé vestimentaire. Il rappelle que l’uniforme est l’outil premier d’identification du policier par la population. « Un policier en uniforme représente l’autorité légitime », a-t-il affirmé, déplorant que des pratiques comme le port de la cagoule se soient généralisées hors de tout cadre légal. Selon lui, cette opacité crée une confusion dangereuse, facilitant même des actes criminels comme les enlèvements par des individus vêtus de faux uniformes.
Discipline et professionnalisme
Le syndicaliste souligne que la propreté, le rasage et la tenue correcte font partie intégrante du cursus des sciences policières dès l’École Nationale de Police. Il attribue le dérapage actuel à une « négligence des chefs » qui n’ont pas su appliquer les règlements existants. Sidel insiste : pour que la police puisse sécuriser la population, elle doit elle-même être une institution solide, régie par la loi et non par le caprice individuel.
La sécurité du policier face aux principes
Tout en reconnaissant les risques extrêmes auxquels les agents sont exposés depuis 2021, le porte-parole du SYNAPOHA rejette l’idée que la protection personnelle doive systématiquement primer sur la discipline de l’institution. S’il admet l’usage de stratégies d’infiltration pour la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), il exige que les unités d’intervention régulières soient clairement identifiables pour restaurer la confiance et la fierté au sein de la population.
W. A.

























