Le ministre délégué Joseph André Gracien Jean•©️photo : Primature
Port-au-Prince, le 3 février 2026.- Intervenant ce mardi 3 février à la Primature, lors de la 35e édition des Mardis de la Nation, le ministre délégué Joseph André Gracien Jean a réaffirmé l’engagement du gouvernement à organiser les élections, selon la Constitution de 1987, avec un premier scrutin présidentiel prévu en août. Les autorités insistent sur la sécurité, la modernisation du dispositif et des résultats en moins de 72 heures, tout en exposant les fonds mobilisés, dont une part est administrée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
Le ministre a insisté sur la modernité du décret électoral et du calendrier adopté, mettant en avant la décentralisation du Centre de tabulation et une participation accrue des femmes. Il a également salué le protocole signé entre le Conseil électoral provisoire (CEP) et l’Institut national électoral du Mexique, axé sur le renforcement des capacités, la mise à jour du registre électoral et l’usage de la technologie en période de crise. Parallèlement, un programme de formation des partis politiques a touché 1 770 membres issus de 240 structures, afin de mieux préparer les acteurs à des compétitions électorales crédibles.
Sur le plan financier, l’État a mobilisé 82 969 223,90 dollars américains pour 2025. De ce montant, 18 339 140,23 dollars ont été alloués directement au CEP, 917 220,04 dollars à l’UNOPS pour l’appui logistique, et près de 3 836 809 dollars à la Conférence nationale ayant conduit à la remise du projet de nouvelle Constitution. La gestion du programme par le PNUD a coûté 2 320 342,49 dollars. Au total, 25 413 511,76 dollars ont été dépensés entre 2025 et le 3 février 2026, laissant 57 555 712,14 dollars disponibles. Toutefois, 15 969 029,10 dollars étant déjà engagés auprès de l’UNOPS, le solde réel s’élève à 41 595 623,04 dollars. Les autorités promettent des résultats électoraux en moins de 72 heures.
Le gouvernement présente l’organisation des élections comme une exigence constitutionnelle et une étape décisive pour le retour d’Haïti dans le concert des nations. Toutefois, la forte implication du PNUD dans la gestion des ressources financières rappelle que la souveraineté électorale reste étroitement liée à l’appui international. La crédibilité du scrutin dépendra donc autant de la capacité des autorités à garantir la sécurité et la transparence que de leur aptitude à exercer un contrôle réel sur les fonds engagés au nom du peuple haïtien.
R. J.























