Port-au-Prince, le 16 septembre 2025.- Face à l’insécurité paralysant la capitale et perturbant le fonctionnement du consulat américain à Tabarre, l’ancien ministre des Affaires étrangères Bocchit Edmond appelle les autorités haïtiennes et américaines à envisager l’implantation d’un bureau consulaire au Cap-Haïtien. Une telle mesure, selon lui, faciliterait l’accès aux services consulaires et stimulerait l’économie locale.
Lors de son passage à l’émission Analyse sur Radio Télé Métropole ce week-end, l’ancien ambassadeur d’Haïti auprès de l’Organisation des États Américains (OEA) a rappelé que plusieurs diplomates américains ont déjà quitté le pays à cause de la montée de l’insécurité, notamment dans la zone de Tabarre où est situé l’ambassade. Cette situation, dit-il, représente « un manque à gagner » pour Haïti, tant sur le plan diplomatique que sur le plan économique.
M. Edmond a indiqué que les États-Unis avaient tenté de délocaliser certains services consulaires vers les Bahamas, mais que cette initiative n’avait pas abouti. D’où, selon lui, la nécessité d’ouvrir une représentation au Cap-Haïtien capable de recevoir, analyser les dossiers et mener les entrevues des demandeurs de visa sur tout le territoire national.
Au-delà des bénéfices pratiques pour les citoyens, il estime qu’un tel projet aurait aussi un impact positif sur le développement économique et l’image de la deuxième ville du pays. « La ville du Cap pourrait recevoir un traitement beaucoup plus considérable en termes de propreté et d’investissements locaux », a-t-il déclaré.
L’ancien chef de la diplomatie exhorte ainsi les autorités étatiques à entamer des démarches rapides en ce sens, afin de répondre aux besoins des haïtiens et d’alléger la pression sur le consulat de Port-au-Prince.
W. A.




























