Accueil Environnement Haïti face aux catastrophes : investir dans la prévention pour bâtir l’avenir

Haïti face aux catastrophes : investir dans la prévention pour bâtir l’avenir

©️Euractiv.fr

Port-au-Prince, le 13 octobre 2025.- À l’occasion de la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe, célébrée chaque 13 octobre, les Nations-Unies rappellent l’urgence d’investir dans la résilience plutôt que dans la réparation. En Haïti, pays parmi les plus exposés aux catastrophes naturelles, cette injonction prend une dimension vitale.

Chaque année, les catastrophes naturelles coûtent au monde environ 202 milliards de dollars en pertes directes, et plus de 2 300 milliards si l’on considère leurs effets économiques globaux, selon des chiffres présentés par des experts des Nations-Unis. Séismes, cyclones, inondations, sécheresses : les pays en développement, dont Haïti, en subissent les conséquences les plus lourdes. Pourtant, moins de 1 % des budgets publics mondiaux sont consacrés à la réduction des risques de catastrophe (RRC).

L’Organisation des Nations-Unis (ONU) informe qu’en Haïti, l’un des pays les plus vulnérables au monde, la prévention reste marginale dans les politiques publiques. Situé sur la ceinture sismique des Caraïbes et régulièrement frappé par des ouragans, le pays a payé un lourd tribut : le séisme de 2010, l’ouragan Matthew en 2016 et l’ouragan Laura en 2020. Ces événements ont révélé les failles de la planification urbaine et du système de gestion des risques.

Les Nations-Unies, à travers le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030), appelle les gouvernements à agir. Pour Haïti, cela suppose : d’augmenter les ressources publiques dédiées à la prévention ; de renforcer la Direction de la Protection Civile (DPC) ; d’intégrer la RRC dans tous les projets de développement ; et d’impliquer le secteur privé, responsable de 75 % des investissements mondiaux (UNDRR, 2025), informe l’organisation.

La réduction des risques de catastrophe n’est pas une option, mais une nécessité nationale pour Haïti. Chaque gourde consacrée à la résilience représente une vie sauvée, une école préservée, une économie protégée. En ce lundi 13 octobre 2025, la communauté internationale invite les gouvernements, et particulièrement celui d’Haïti, à faire un choix clair : “investir dans la résilience pour bâtir un avenir durable.”

R. J.