©️photo : MCFDF
Port-au-Prince, le 19 février 2026.- Le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF) a lancé, ce jeudi 19 février, un atelier interinstitutionnel de trois jours, organisé sous le haut patronage de la Primature, en vue de renforcer la coordination nationale et d’améliorer l’efficacité de la prise en charge multidisciplinaire des femmes et des filles survivantes, en mobilisant institutions publiques, partenaires internationaux et organisations féminines autour d’une réponse étatique plus structurée, plus rapide et plus cohérente.
La cérémonie d’ouverture a réuni des représentants du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP), du Ministère de la Santé Publique et de la Population, de l’Office de la Protection du Citoyen (OPC), ainsi que des agences du système des Nations unies telles que ONU Femmes, UNFPA et UNICEF. Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’une approche multisectorielle intégrant santé, justice, sécurité publique, action sociale et appui humanitaire. Plusieurs partenaires ont renouvelé leur engagement technique et financier afin de soutenir les réformes engagées par le ministère.
Au cœur des travaux figurent l’harmonisation des protocoles d’intervention, le renforcement des capacités des acteurs de terrain, la structuration d’une cellule interinstitutionnelle de prise en charge et la redynamisation des dispositifs existants, notamment les Maisons des Femmes et la ligne d’écoute gratuite 8919. Les panels organisés lors de la première journée ont permis d’aborder les cadres juridiques nationaux et internationaux relatifs aux droits des femmes, la typologie des violences basées sur le genre ainsi que les mécanismes d’enregistrement et de suivi des cas.
À travers ces assises, le MCFDF entend poser les bases d’un système national de protection mieux coordonné et plus accessible. Les autorités misent sur des recommandations concrètes et applicables pour améliorer durablement la prise en charge des survivantes, dans un contexte marqué par l’aggravation des violences et la fragilisation des services publics.
R. J.

























