Les Presidents de l’Ukraine Volodymyr Zelensky, de la France Emmanuel Macron et le Premier ministre du Royaume-Uni, Keir Starmer•©️AFP
Paris, le 6 janvier 2026.- La France, le Royaume-Uni et l’Ukraine ont signé, ce mardi 6 janvier, à Paris, une déclaration pour créer une force multinationale de « réassurance » destinée à sécuriser l’Ukraine après un éventuel cessez-le-feu avec la Russie. Emmanuel Macron, Keir Starmer et Volodymyr Zelensky posent ainsi les bases concrètes d’un dispositif sécuritaire post-conflit.
Selon Emmanuel Macron, cette force, à l’étude depuis plusieurs mois, aurait pour mission d’« apporter une forme de réassurance le jour d’après le cessez-le-feu ». Elle ne serait pas déployée sur les lignes de front, mais viserait à dissuader toute reprise des hostilités, à sécuriser des zones stratégiques et à soutenir la stabilisation du pays. Paris et Londres assument un rôle moteur au sein de cette « coalition des volontaires », appelée à s’élargir à d’autres États partenaires prêts à s’engager.
Pour le président ukrainien, la signature de cette déclaration répond à une exigence de crédibilité. « Il est important que la coalition dispose aujourd’hui de documents substantiels, et pas seulement de paroles », a insisté Volodymyr Zelensky, soulignant la nécessité pour l’Ukraine d’obtenir des garanties tangibles face au risque d’un nouvel affrontement avec la Russie. Le texte ne constitue toutefois pas un traité juridiquement contraignant et reste subordonné à la conclusion d’un cessez-le-feu effectif, dans un contexte diplomatique encore incertain.
En actant ce projet de force multinationale, la France, le Royaume-Uni et l’Ukraine cherchent à sécuriser l’après-guerre. Mais dans un contexte où les tensions entre les États-Unis et le Venezuela, allié de la Russie, s’intensifient, ces dynamiques internationales pourraient compliquer la mise en œuvre des démarches européennes en Ukraine, renforçant l’incertitude stratégique et diplomatique. La réussite de ce dispositif dépendra donc autant de l’évolution du conflit que de la capacité des alliés à transformer cette déclaration en mécanisme crédible et opérationnel.
R. J. avec AFP


























