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Caracas, le 28 août 2025.- À la suite du déploiement naval américain dans le sud des Caraïbes, les tensions entre le Venezuela et les États-Unis se sont intensifiées. Tandis que Washington présente cette opération comme un effort pour faciliter les migrations et sécuriser sa frontière sud, Caracas la considère comme illégale et provocatrice.
Le renforcement de la présence militaire américaine, incluant un sous-marin nucléaire et plusieurs navires de guerre, a suscité l’indignation du président vénézuélien Nicolás Maduro. Le gouvernement vénézuélien a saisi l’ONU, accusant les États-Unis de violer la Charte des Nations unies. Le Pentagone n’a pas précisé les objectifs de la mission, bien que l’administration Trump évoque une lutte contre les cartels et les groupes criminels.
L’ambassadeur du Venezuela à l’ONU, Samuel Moncada, a dénoncé ce qu’il considère comme une campagne de propagande destinée à justifier une possible intervention militaire dans un pays souverain. Il a tenu ces propos à l’issue d’une rencontre avec le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.
De son côté, la Maison Blanche a affirmé que le président Trump était prêt à utiliser tous les moyens de la puissance américaine pour stopper le trafic de drogue vers les États-Unis. Sa porte-parole, Karoline Leavitt, a souligné que plusieurs pays caribéens soutiennent l’opération.
En février, l’administration américaine a inscrit le cartel mexicain de Sinaloa, d’autres groupes criminels et le gang vénézuélien Tren de Aragua sur la liste des organisations terroristes mondiales.
Le dispositif militaire comprend notamment les navires USS San Antonio, USS Iwo Jima et USS Fort Lauderdale, avec à leur bord environ 4 500 militaires, dont 2 200 Marines, selon Reuters.
W. E.






























