Le président américain Donald Trump.©️Associated Press
Washington, le 15 juillet 2025.- L’administration Trump a émis une alerte déconseillant aux citoyens américains de voyager en Haïti, invoquant une insécurité grave et des activités terroristes persistantes depuis mars 2024. Cette position entre en contradiction avec les récentes déclarations du Département de la Sécurité intérieure (DHS), qui, en mettant fin au Statut de Protection Temporaire (TPS) pour les Haïtiens, affirme que la situation en Haïti se serait améliorée au point de permettre le retour des bénéficiaires.
Les autorités américaines justifient leur alerte par la recrudescence des enlèvements, de la criminalité armée, des troubles civils et par la faiblesse du système de santé. Elles rappellent que depuis mars 2024, Haïti est en état d’urgence et que plusieurs citoyens américains ont été enlevés, blessés ou tués.
Pourtant, le 2 septembre 2025 marquera la fin du TPS pour les ressortissants haïtiens aux États-Unis, une décision annoncée par la secrétaire du DHS, Kristi Noem. Celle-ci repose sur l’évaluation selon laquelle les conditions en Haïti se seraient suffisamment améliorées pour que les bénéficiaires retournent dans leur pays ou régularisent leur statut migratoire.
Parallèlement, des observateurs dénoncent une posture opportuniste de l’administration américaine, accusée d’adapter son discours selon ses intérêts. D’un côté, elle présente Haïti comme un lieu sûr pour justifier le renvoi de migrants ; de l’autre, elle décrit une situation catastrophique pour dissuader ses propres citoyens de s’y rendre. « Dans les deux cas, elle défend uniquement ses intérêts », commentent-ils.
W.E.


























