Accueil International Groenland : Donald Trump ravive la menace d’annexion et défie le Danemark

Groenland : Donald Trump ravive la menace d’annexion et défie le Danemark

Le Président américain Donald Trump•©️Getty images

Kuuk, le 5 janvier 2026.- Donald Trump a réaffirmé la volonté des États-Unis de prendre le contrôle du Groenland, invoquant des impératifs de sécurité nationale. Cette déclaration, faite le 4 janvier à bord d’Air Force One, a provoqué une vive réaction du Danemark et ravivé les inquiétudes géopolitiques en Arctique, sur fond de tensions internationales accrues après l’intervention américaine au Venezuela.

La question du Groenland revient au cœur de l’actualité internationale. Dimanche 4 janvier, le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient « besoin du Groenland » et qu’ils allaient « s’en occuper » dans un délai de vingt jours, relançant ainsi une polémique majeure autour de la souveraineté de ce territoire autonome danois.

S’exprimant devant des journalistes à bord d’Air Force One, Donald Trump a justifié cette position par des considérations de sécurité nationale, affirmant que le Danemark ne serait pas en mesure d’assurer seul la protection stratégique de l’île arctique. Cette sortie intervient après que la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a exhorté Washington à cesser toute menace d’annexion, rappelant que le peuple groenlandais avait clairement exprimé son refus de toute vente ou cession du territoire.

Les propos du président américain s’inscrivent dans un contexte international tendu, marqué récemment par une intervention militaire américaine au Venezuela. Cette opération a ravivé les craintes d’une politique étrangère plus offensive de Washington, notamment à l’égard de territoires riches en ressources naturelles et stratégiquement situés. Le Groenland, convoité pour ses ressources minières et son positionnement clé dans l’Arctique, apparaît ainsi comme un enjeu central.

La polémique a été amplifiée par une publication sur le réseau social X montrant une carte du Groenland aux couleurs du drapeau américain, accompagnée du mot « bientôt ». Cette initiative a été jugée irrespectueuse par les autorités groenlandaises, qui ont rappelé leur attachement au droit international et au respect de leur statut politique.

Le Danemark, membre de l’OTAN et allié historique des États-Unis, a souligné que le Groenland bénéficiait déjà de la garantie de sécurité de l’Alliance atlantique. De son côté, le gouvernement groenlandais se veut rassurant, tout en réaffirmant son droit à décider seul de son avenir.

Selon un sondage réalisé en 2025, une large majorité de la population groenlandaise s’oppose à toute intégration aux États-Unis. Malgré cela, les déclarations répétées de Donald Trump et certaines initiatives américaines continuent d’alimenter les tensions diplomatiques entre Washington, Copenhague et Nuuk.

W. A. avec le monde