Port-au-Prince, le 14 mars 2026.- Une rencontre s’est tenue, le vendredi 13 mars, entre le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Dr Vijonet Déméro, et plusieurs organisations syndicales du secteur éducatif, à l’Inspection générale du MENFP, située à Delmas 60.
Plusieurs structures syndicales ont pris part à cette réunion, notamment le REDRESEH, la COPLASEHQ, l’ANNIH, l’UNNOEH, la CNEH, la CUTRASEPH, le SEMENFP, NOU KONPRANN, la FENASE, ainsi que d’autres organisations. Les échanges ont été modérés par Idson St Fleur.
Dans une note du Regroupement des Enseignants pour la Défense et la Réforme du Système Éducatif Haitien (REDRESEH), il est précisé que, dès l’ouverture de la rencontre, le ministre Déméro a indiqué que sa principale préoccupation reste la grève des enseignants. Il a souligné qu’il ne peut accepter que les élèves restent sans encadrement dans les salles de classe et a exprimé sa volonté de collaborer avec les syndicats afin d’identifier des solutions aux difficultés du système éducatif haïtien. Pour lancer les discussions, il a demandé aux participants d’identifier le problème le plus urgent auquel fait face l’éducation en Haïti.
Au cours des échanges, selon la note, le ministre a toutefois expliqué qu’il n’était pas en mesure de procéder à un ajustement salarial en faveur des enseignants, un point central des revendications syndicales.
Plusieurs dossiers ont été abordés durant la rencontre. Concernant la nomination des enseignants, le ministre a annoncé avoir demandé à Office de Management et des Ressources Humaines de retourner l’ensemble des dossiers du Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle afin de procéder à une réévaluation.
Sur la question de l’alignement des salaires entre les enseignants du premier et du deuxième cycle du fondamental, aucune précision concrète n’a été apportée quant aux mesures envisagées.
Le dossier de l’assurance des enseignants auprès de Office d’Assurance Accidents du Travail, Maladie et Maternité (OFATMA) a également été évoqué. Le ministre a reconnu la complexité du problème, tandis qu’un représentant du REDRESEH a souligné l’importance de cette question pour les enseignants, estimant que sa résolution dépend en grande partie du Ministère de l’Économie et des Finances.
Les discussions ont parfois été tendues, notamment en raison du temps jugé insuffisant accordé aux représentants syndicaux pour présenter l’ensemble des difficultés du secteur éducatif.
La rencontre s’est finalement achevée dans un climat d’insatisfaction pour plusieurs organisations syndicales, qui affirment ne pas avoir eu l’occasion d’exposer pleinement leurs préoccupations. Aucune décision concrète n’a été annoncée à l’issue des discussions.
Le REDRESEH a, pour sa part, réaffirmé sa détermination à poursuivre la mobilisation afin d’obtenir le respect des droits et des revendications des enseignants.
W. E.

























