Port-au-Prince, le 10 septembre 2025.- Le mouvement politique Fòs Chanjman Nasyonal (FCN) a été officiellement lancé, le samedi 26 juillet 2025, à l’hôtel Karibe, à Pétion-Ville. Dirigé par le professeur Auguste D’Meza et Jean Junior Rémy, le FCN ambitionne de transformer en profondeur la pratique politique en Haïti, avec pour slogan « Nou ka Alèz Lakay nou ». Le parti place au cœur de son projet la justice, l’inclusion, la compétence, la transparence et l’amour du pays, tout en appelant à une rupture avec les arrangements politiques traditionnels.
Lors d’un entretien accordé à Radio Magik 9, ce mercredi 10 septembre, Auguste D’Meza a expliqué que le mouvement est né de l’appel de jeunes marginalisés, d’Haïtiens de la diaspora mis à l’écart et de citoyens désireux de vivre dignement dans leur pays. Le FCN entend redonner une voix aux exclus du système politique et propose une gouvernance plus proche des besoins réels de la population.
En désaccord avec le Conseil présidentiel de transition (CPT), jugé comme « un arrangement entre amis », le FCN propose, à partir du 7 février 2026, la mise en place d’un gouvernement restreint, neutre et temporaire, doté d’un mandat de 14 mois. Sa mission : rétablir la sécurité, organiser un vote populaire sur les institutions du pays et préparer des élections crédibles.
La diaspora occupe une place centrale dans le programme du mouvement. Le FCN envisage la création d’un véritable ministère de la Diaspora avec des pouvoirs décisionnels, ainsi qu’une pleine participation des Haïtiens de l’étranger aux élections, aux investissements et à la reconstruction des institutions nationales.
Le parti se positionne également contre le projet actuel de nouvelle Constitution, qualifié d’« injuste » et « illégitime » par M. D’Meza. Le FCN préconise à la place une refonte constitutionnelle inclusive, élaborée à travers des forums et des débats publics.
Enfin, le mouvement affirme travailler déjà sur des propositions concrètes de sortie de crise, en particulier pour combattre l’insécurité qui gangrène le pays. Pour Auguste D’Meza, la politique en Haïti doit cesser d’être l’affaire de petits groupes : « Elle doit redevenir une affaire de tout le pays.
W. A.



























