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Crise sécuritaire en Haïti : Washington appuie Guterres, mais le flou diplomatique persiste

©️CNN


Washington, le 15 août 2025.- Après plusieurs mois d’hésitation, les États-Unis ont finalement rejoint l’initiative du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, visant à financer une force multinationale pour lutter contre les gangs violents en Haïti. Washington prévoit de soumettre au Conseil de sécurité un projet de résolution en vue de la création d’un Bureau de soutien logistique à la mission kenyane déjà déployée sur le terrain.

Selon le Miami Herald, la résolution pourrait être examinée lors d’une réunion à venir sur les droits des enfants dans les conflits armés, organisée par le Panama, qui préside actuellement le Conseil. Cependant, l’analyste Daniel Forti avertit que les États-Unis ne doivent pas s’attendre à un soutien automatique, compte tenu de leur inaction prolongée sur ce dossier.

Le contexte reste délicat : le Congrès américain a récemment approuvé le retrait de plus de 7 milliards de dollars d’aide étrangère, affectant directement les financements de l’ONU et des opérations de maintien de la paix. Des retards de paiement se font déjà sentir, tandis que la Chine et la Russie pourraient s’opposer à cette nouvelle résolution.

Le fonds fiduciaire de l’ONU pour Haïti, plafonné à 112,5 millions de dollars, reste largement insuffisant pour équiper ou renforcer les 2 500 membres de la force multinationale. Washington appelle donc à un engagement financier plus soutenu des partenaires régionaux et internationaux.

Parallèlement, António Guterres défend une stratégie à double voie, combinant l’action de la mission kenyane, de la police haïtienne et des autorités locales pour réduire l’influence des gangs. Si le soutien américain représente un signal fort, l’efficacité réelle de cette stratégie reste à prouver.

En parallèle, le recours par le gouvernement haïtien à une société militaire privée dirigée par Erik Prince, fondateur de Blackwater, suscite des inquiétudes, notamment concernant l’usage de drones armés et les risques de dommages collatéraux.

Parallèlement, le recours du gouvernement haïtien à une société militaire privée dirigée par Erik Prince, fondateur de Blackwater, soulève de vives inquiétudes, notamment sur l’usage potentiel de drones armés et les risques de dommages collatéraux.

W.E.