André Michel
Port-au-Prince, le 7 mai 2026.- Le leader politique signataire du Pacte national pour la stabilité et les élections a vivement critiqué, ce jeudi 7 mai, sur les ondes de Radio Magik9, le manque d’avancées concrètes dans l’organisation des élections en Haïti. André Michel dénonce l’absence de décret électoral, de budget et de calendrier, tout en affirmant que les relations entre l’exécutif et le CEP sont “délétères”. Il dit nourrir des “doutes raisonnables” sur la volonté réelle du gouvernement d’organiser les scrutins cette année.
Intervenant à l’émission Panel Magik, André Michel a dressé un constat sévère de l’état d’avancement du processus électoral en Haïti. Selon lui, trois mois après la signature du Pacte national pour la stabilité et les élections, plusieurs engagements majeurs n’ont toujours pas été respectés par l’exécutif.
Le dirigeant politique a notamment souligné que le comité de suivi prévu dans le cadre du pacte n’a pas encore été mis en place. Il a également dénoncé l’absence de décret électoral, de budget destiné à l’organisation des scrutins ainsi que de calendrier électoral clair.
« Jusqu’à présent, il n’y a pas de décret électoral, pas de budget électoral, pas de date pour les élections », a-t-il déclaré, estimant que cette situation alimente les inquiétudes autour de la transition politique.
André Michel a aussi révélé l’existence de tensions entre le gouvernement et le Conseil électoral provisoire (CEP). « Les relations entre l’exécutif et le CEP ne sont pas bonnes », a-t-il affirmé, évoquant une relation “délétère” entre les deux institutions.
Sur le plan sécuritaire, il a rappelé que plusieurs zones du pays demeurent sous l’emprise des gangs armés, évoquant notamment les violences récentes enregistrées dans l’Artibonite. Pour lui, les retards observés dans le processus électoral pourraient également ralentir le déploiement de la force internationale d’appui à la sécurité.
Le signataire du pacte a insisté sur le fait que cette mission internationale ne viendra pas “pour soutenir un gouvernement”, mais plutôt pour accompagner le processus électoral et aider à créer les conditions sécuritaires nécessaires à la tenue des élections.
Malgré ses critiques, André Michel affirme rester attaché au Pacte national et au processus devant conduire au retour à l’ordre constitutionnel. Il appelle toutefois le gouvernement du Premier ministre Didier Fils-Aimé à assumer pleinement ses responsabilités afin de permettre la tenue des élections en 2026.
W. A.





















