Washington, le 20 août 2025.- L’OEA, l’ONU et la Caricom ont présenté une feuille de route estimée à 2,6 milliards de dollars pour aider Haïti à surmonter une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent. Le plan, qui s’étend de 2025 à 2028, met la sécurité et la gouvernance au centre, avec pour objectif l’organisation d’élections libres d’ici février 2026.
Ce mercredi, devant le Conseil permanent, le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, a dévoilé une stratégie conjointe avec les Nations Unies et la Caricom pour stabiliser Haïti. Près de 4,7 millions d’Haïtiens souffrent d’insécurité alimentaire, tandis que les gangs contrôlent près de 90 % de Port-au-Prince, causant plus de 5 600 morts en 2024 et le déplacement de 1,3 million de personnes.
La feuille de route prévoit la création d’un mécanisme tripartite de coordination dirigé par l’OEA, l’ONU et la Caricom, appuyé par le Groupe des Amis d’Haïti et d’autres instances internationales. Elle pourrait être renforcée par la nomination d’un représentant spécial.
Cinq priorités structurent ce plan :
1. Restaurer la sécurité par la restructuration de la Police nationale, la réforme du système judiciaire et le démantèlement des économies criminelles;
2. Accompagner la transition politique vers une gouvernance stable et inclusive, avec une nouvelle constitution;
3. Garantir des élections libres, justes et transparentes d’ici février 2026;
4. Répondre à l’urgence humanitaire, alors que plus de 60 % de la population n’a pas accès à l’eau potable et que moins de 25 % des centres de santé fonctionnent dans les zones critiques;
5. Relancer les services de base et renforcer l’agriculture face aux défis climatiques.
Estimé à 2,6 milliards de dollars, le financement devra être assuré collectivement par les États membres et partenaires internationaux. « Haïti a besoin d’aide, et nous devons la lui fournir », a insisté Albert Ramdin, en appelant à une mobilisation urgente et coordonnée.
W. A.



























