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Washington, le 7 janvier 2026.- Les forces américaines ont intercepté et saisi dans l’Atlantique Nord un pétrolier battant pavillon russe accusé de violer les sanctions imposées aux exportations pétrolières du Venezuela. Cette opération, confirmée par des responsables américains et rapportée par The New York Times, marque une nouvelle escalade des tensions entre les États-Unis et la Russie, sur fond de recomposition du pouvoir à Caracas après l’éviction de Nicolás Maduro.
Selon The New York Times, la marine américaine et les garde-côtes ont intercepté le pétrolier anciennement connu sous le nom de Bella 1, rebaptisé Marinera, après une poursuite d’environ deux semaines dans l’Atlantique Nord, entre l’Islande et la Grande-Bretagne. Les autorités américaines affirment que le navire a été « saisi » pour violation des sanctions américaines visant le secteur énergétique vénézuélien. L’arraisonnement s’est déroulé sans résistance de l’équipage.
Le pétrolier, récemment enregistré comme navire russe, faisait partie d’une flotte dite « fantôme », utilisée pour contourner les sanctions internationales imposées au Venezuela, à la Russie et à l’Iran. Moscou avait dépêché au moins un bâtiment naval pour escorter le tanker, mais aucun navire russe ne se trouvait à proximité au moment de l’intervention américaine, évitant un face-à-face militaire direct.
Cette saisie intervient dans un contexte de forte pression de l’administration Trump sur Caracas, après la capture de l’ancien président Nicolás Maduro. Washington a imposé un quasi-blocus des exportations pétrolières vénézuéliennes et exige un accès total au secteur énergétique du pays. Le président américain a affirmé que le Venezuela pourrait transférer jusqu’à 50 millions de barils de pétrole aux États-Unis, une annonce qui n’a pas encore été confirmée par les autorités vénézuéliennes.
La Russie a dénoncé une action « disproportionnée », affirmant que le pétrolier opérait dans le respect du droit maritime international. Pendant ce temps, à Caracas, la situation reste tendue : des milices progouvernementales patrouillent les rues, tandis qu’un décret d’urgence criminaliserait tout soutien aux actions américaines, selon des documents consultés par The New York Times.
W. A. avec NYT
























