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Caracas, le 23 août 2025.- Alors que trois destroyers américains équipés de missiles se positionnent en eaux internationales au large du Venezuela, le président Nicolás Maduro a lancé une campagne nationale d’enrôlement dans la Milicia Bolivariana. Des milliers de civils, fonctionnaires, policiers, retraités et étudiants se sont inscrits, ce week-end, pour rejoindre les rangs de cette force parallèle intégrée à l’armée régulière.
Le gouvernement présente cette mobilisation comme une réponse à une « menace d’invasion » des États-Unis. Washington, de son côté, affirme que le déploiement naval s’inscrit dans le cadre d’opérations antidrogue.
La Milicia, créée par Hugo Chávez, revendique aujourd’hui plus de 4,5 millions de membres, selon Maduro. Elle reste l’un des piliers du régime, avec une forte charge idéologique. Dans les files d’inscription, les volontaires clamaient « ¡Viva la patria! » après avoir prêté serment.
« La patrie nous appelle, il faut se préparer », confie Oscar Matheus, auditeur de 66 ans, tandis que Rosy Paravabith, 51 ans, souligne que « le pays a besoin de ses enfants ».
Les centres d’enrôlement ont été installés sur tout le territoire, y compris au palais présidentiel de Miraflores et au Cuartel de la Montaña, lieu symbolique où reposent les restes d’Hugo Chávez. Les recrues y assistent à un documentaire sur le blocus naval de 1902, avant d’être initiées à l’armement militaire.
Pour Maduro, ce déploiement américain est une manœuvre « immorale, criminelle et illégale » visant un changement de régime. Le ministre de la Défense, Vladimir Padrino López, a promis de « défendre la patrie jusqu’au dernier souffle », tandis que l’opposition a appelé à boycotter l’enrôlement.
W. A.
























