Le parquet général a requis, mardi 3 février, une lourde condamnation à l’encontre de Marine Le Pen dans l’affaire dite des assistants d’eurodéputés du Front national. La cheffe de file de l’extrême droite française encourt une peine de cinq ans d’inéligibilité, assortie de quatre ans d’emprisonnement, dont trois avec sursis. La partie ferme de la peine pourrait être aménagée sous bracelet électronique. Une amende de 100 000 euros a également été demandée.
Ces réquisitions interviennent dans un dossier emblématique portant sur l’utilisation présumée de fonds du Parlement européen. Le parquet estime que les faits reprochés justifient des sanctions pénales et politiques sévères à l’encontre de l’ancienne présidente du Front national, selon RFI.
Si la cour d’appel venait à suivre ces réquisitions, la décision attendue à l’été aurait des conséquences politiques majeures. Marine Le Pen se verrait alors empêchée de se présenter à l’élection présidentielle prévue en 2027, un scénario qui pourrait rebattre les cartes au sein de l’extrême droite française, estime RFI.
























