©️Reuters
La 30e Conférence des Parties (COP30) s’ouvre ce lundi 10 novembre à Belem, au cœur de l’Amazonie, dans un contexte mondial marqué par l’échec des précédents engagements climatiques. Cet événement majeur, organisé sous la présidence du Brésil, ambitionne de remettre la planète sur la voie des 1,5 °C, tout en insistant sur la responsabilité des pays industrialisés face aux crises écologiques qui frappent les nations les plus vulnérables.
Trente ans après la signature du Traité de Rio qui a donné naissance à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), la COP30 marque un retour aux sources. En choisissant Belem, porte d’entrée de l’Amazonie, le Brésil veut rappeler que la préservation des forêts tropicales est indissociable de la lutte contre le réchauffement climatique.
Le sommet se veut également une plateforme d’action concrète : il ne s’agit plus de faire de nouvelles promesses, mais de tenir celles déjà faites, notamment sur la fin progressive des énergies fossiles et le financement climatique promis aux pays.
Dans ce contexte, le Conseiller-président haïtien Smith Augustin a profité de son intervention à Belem pour interpeller les pays industrialisés. « Haïti ne fait pas partie des grandes puissances polluantes, mais elle paie un lourd tribut aux dérèglements climatiques qu’elle n’a pas causés », a-t-il déclaré, en appelant à un respect effectif des engagements financiers en faveur de l’adaptation et de la résilience des nations les plus exposées.
Son message, à la fois ferme et lucide, a mis en lumière la disproportion flagrante entre la faible empreinte carbone d’Haïti et la gravité des impacts que le pays subit : inondations, sécheresses, ouragans et perte de biodiversité.
Alors que les négociateurs s’apprêtent à débattre de mesures concrètes pour la transition énergétique et la protection des écosystèmes, la COP30 apparaît comme un moment de vérité pour la communauté internationale.
Les pays du Sud, regroupés au sein du G77 + Chine, exigent des actions tangibles et non plus des discours. Le sommet de Belem entend ainsi rappeler que le temps des promesses est révolu, et que seule une solidarité climatique réelle pourra éviter une crise irréversible.
W. A. avec Reuters




























