David Noncent1,2,3*, Steeve Roobens Célius1,4,5, Samuel Durand1,4,5, Calvin Boris Lambert1,4,5, Taïcha Widchy Seide Davius1,4,5, Jasmine Césars-Lubin3,4
1Équipe de Recherche sur les Changements Climatiques (ERC2, Université Quisqueya, Port-au-Prince, Haïti
2ERC2-UniQ, LMI-CARIBACT, Port-au-Prince, Haïti
3École Normale Supérieure, Université d’État d’Haïti, Port-au-Prince, Haïti
4Equipe de recherche sur l’Economie et la Gestion de la Connaissance (EREGeC), Université Quisqueya, Port-au-Prince, Haïti
5Faculté des Sciences, de Génie et d’Architecture (FSGA), Université Quisqueya, Port-au-Prince, Haïti
* Auteur correspondant : ndavid02@yahoo.fr | David Noncent (0000-0003-4461-2984) – ORCID
Résumé
Les territoires insulaires de la Caraïbe et les pays de l’Asie du Sud-Est figurent parmi les régions les plus vulnérables aux effets des changements climatiques. Pourtant, la production scientifique relative à cette problématique dans ces régions reste peu étudiée de manière systématique. La présente étude propose une analyse scientométrique comparée des publications indexées dans Scopus sur la vulnérabilité climatique dans huit territoires représentatifs de ces deux régions (Porto Rico, Haïti, Barbade, Trinité-et-Tobago pour la Caraïbe ; Philippines, Thaïlande, Malaisie, Singapour pour l’Asie), sur la période 1997–2023. Un corpus total de 135 publications (76 Caraïbe, 59 Asie) a été analysé à l’aide d’indicateurs bibliométriques et de l’outil VOSviewer. Les résultats révèlent une croissance significative de la production dans les deux régions après 2011, avec 80 % et 93 % des publications concentrées sur cette période respectivement. La Caraïbe affiche un h-index global supérieur (25 vs 17), suggérant un intérêt scientifique plus marqué. Les sciences environnementales dominent dans les deux régions. L’analyse met en évidence une forte dépendance vis-à-vis des partenaires internationaux, un accès libre limité (37 % Caraïbe, 47 % Asie) et une participation féminine restreinte parmi les auteurs les plus collaboratifs. Ces résultats appellent à un renforcement des capacités de recherche endogènes, à une plus grande ouverture des publications et à une meilleure intégration de la dimension genre dans la recherche climatique.
Mots-clés : Changements climatiques ; scientométrie ; Caraïbe insulaire ; Asie du Sud-Est ; Haïti ; vulnérabilité climatique ; Scopus ; justice climatique ; science ouverte
Abstract
The insular Caribbean territories and Southeast Asian countries are among the most vulnerable regions to climate change. Yet, systematic evaluation of their scientific output on this issue remains limited. This study presents a comparative scientometric analysis of Scopus-indexed publications on climate vulnerability across eight representative territories from both regions (Puerto Rico, Haiti, Barbados, Trinidad and Tobago for the Caribbean; Philippines, Thailand, Malaysia, Singapore for Asia) over 1997–2023. A total corpus of 135 publications (76 Caribbean, 59 Asia) was analyzed using bibliometric indicators and VOSviewer. Results reveal significant growth after 2011 in both regions, with 80% and 93% of publications concentrated in this period respectively. The Caribbean shows a higher global h-index (25 vs 17), suggesting stronger scientific interest. Environmental sciences dominate in both regions. The analysis highlights heavy dependence on international partners, limited open access (37% Caribbean, 47% Asia), and restricted female participation among top collaborators. These findings call for strengthening endogenous research capacities, greater publication openness, and better gender integration in climate research.
Keywords: Climate change; scientometrics; insular Caribbean; Southeast Asia; Haiti; climate vulnerability; Scopus; climate justice; open science
1. Introduction
Les changements climatiques constituent l’un des défis majeurs du XXIᵉ siècle (Song et al., 2023). Depuis la Révolution industrielle, les activités humaines ont provoqué un réchauffement planétaire d’environ 1,2 °C au-dessus des niveaux préindustriels (IPCC, 2021). Les conséquences se traduisent par une intensification des phénomènes météorologiques extrêmes dont les impacts affectent de manière disproportionnée les petits États insulaires en développement (PEID) et les pays en développement d’Asie (Nurse et al., 2014 ; Stennett-Brown et al., 2019).
La Caraïbe insulaire et l’Asie du Sud-Est partagent une vulnérabilité climatique particulièrement aigüe. Dans la Caraïbe, l’insularité, l’isolement géographique et la dépendance économique au tourisme et à l’agriculture amplifient l’exposition aux aléas (Noncent, 2023 ; OMM, 2021). En Asie du Sud-Est, les risques climatiques en cascade, tels que l’insécurité alimentaire, les migrations, l’instabilité politique menacent la région avec une acuité croissante. Selon le Global Climate Risk Index 2021, neuf des dix pays les plus vulnérables au monde sont situés dans ces deux régions (Eckstein et al., 2021).
Face à cette urgence, la production de connaissances scientifiques adaptées aux contextes locaux devient stratégique. L’analyse scientométrique, définie comme l’étude quantitative du développement de la science (Nalimov, 1971 ; Van Raan, 1997), offre un cadre rigoureux pour évaluer cette production. Toutefois, rares sont les études qui comparent systématiquement la recherche climatique entre régions vulnérables partageant des profils géographiques distincts mais des niveaux d’exposition comparables.
La présente étude vise à combler cette lacune en réalisant une analyse scientométrique comparée de la production scientifique sur la vulnérabilité climatique dans la Caraïbe insulaire et en Asie du Sud-Est. Elle s’appuie sur deux corpus constitués à partir de la base Scopus (Célius et Durand, 2023 ; Lambert et Davius, 2024). Les objectifs spécifiques sont : (i) caractériser la dynamique temporelle et disciplinaire de la production dans chaque région ; (ii) comparer les indicateurs d’impact, de collaboration et de financement ; (iii) analyser la dimension genre et l’accessibilité des publications ; (iv) discuter la relation entre vulnérabilité climatique et productivité scientifique.
2. Méthodologie
2.1. Sélection des territoires
Huit territoires représentatifs ont été sélectionnés sur la base du Global Climate Risk Index 2021 (Eckstein et al., 2021), couvrant un gradient de vulnérabilité dans chaque région. Pour la Caraïbe insulaire : Porto Rico (1ᵉʳ mondial), Haïti (3ᵉ), Barbade (148ᵉ) et Trinité-et-Tobago (159ᵉ). Pour l’Asie du Sud-Est : Philippines (4ᵉ), Thaïlande (9ᵉ), Malaisie (116ᵉ) et Singapour (179ᵉ). Le tableau 1 synthétise les scores CRI et le nombre de publications obtenues par territoire.
Tableau 1. Territoires étudiés : classement CRI et production scientifique.
| Rang | Rang mondial | Territoire | Score CRI | Pub. (n) |
| 1 | 1 | Porto Rico | 7,17 | 36 |
| 2 | 3 | Haïti | 13,67 | 16 |
| 12 | 148 | Barbade | 135,33 | 10 |
| 13 | 159 | Trinité-et-Tobago | 148,00 | 14 |
| 2 | 4 | Philippines | 16,75 | 19 |
| 3 | 9 | Thaïlande | 36,17 | 20 |
| 8 | 116 | Malaisie | 172,00 | 16 |
| 10 | 179 | Singapour | 35,67 | 4 |
2.2. Collecte des données
Les données bibliographiques ont été collectées dans la base Scopus d’Elsevier. Pour la Caraïbe, l’interrogation a été réalisée le 29 septembre 2023 dans les champs de titre avec l’équation : TITLE((puerto-rico) OR haiti OR barbados OR (trinidad AND tobago)) AND (hydroclimate OR climate OR (climate AND variability) OR (global AND warming))). Pour l’Asie du Sud-Est, l’interrogation a été réalisée le 9 février 2024 dans les champs mots-clés : KEY ((Thailand OR Singapore OR Malaysia OR Philippines) AND (climate vulnerability OR climate change vulnerability OR climate risk OR climate hazard OR hydroclimate)). Les deux recherches couvrent la période 1997–2023.
2.3. Traitement et analyse
Les corpus exportés au format CSV ont fait l’objet d’une revue systématique (SLR) avec corrections manuelles. Les indicateurs scientométriques suivants ont été mobilisés : nombre de publications, citations, h-index, répartition disciplinaire, types de documents, co-autorat, affiliations, pays contributeurs, financement, accessibilité et genre. L’outil VOSviewer a permis de cartographier les cooccurrences de mots-clés dans chaque corpus (VOSviewer, 2017).
3. Résultats
3.1. Dynamique temporelle de la production
Le corpus total comprend 135 publications : 76 pour la Caraïbe insulaire et 59 pour l’Asie du Sud-Est. Dans la Caraïbe, Porto Rico domine la production (47 %), suivi d’Haïti (21 %), de Trinité-et-Tobago (18 %) et de la Barbade (13 %). En Asie du Sud-Est, la Thaïlande arrive en tête (34 %), suivie des Philippines (32 %), de la Malaisie (27 %) et de Singapour (7 %). L’analyse temporelle révèle une croissance irrégulière mais convergente : 80 % des publications caribéennes et 93 % des publications asiatiques sont concentrées entre 2011 et 2023 (Figures 1 et 2). L’année 2018 marque un pic pour la Caraïbe (9 publications) et l’année 2021 pour l’Asie (13 publications), cette dernière coïncidant avec le passage de typhons dévastateurs dans la région.


3.2. Disciplines scientifiques
Les sciences environnementales dominent dans les deux régions, avec 31 attributions pour la Caraïbe et 44 pour l’Asie (Figure 4). Les sciences de la Terre et les sciences sociales constituent également des pôles majeurs. Une différence notable apparaît : la médecine est plus représentée dans le corpus caribéen, tandis que les sciences agricoles et l’ingénierie sont relativement plus présentes en Asie. Dans les deux régions, les sciences des matériaux restent quasi absentes (1 à 2 publications), malgré l’importance du secteur du bâtiment dans les émissions de GES (UNEP, 2023).

3.3. Impact scientifique et h-index
La Caraïbe affiche un h-index global de 25 contre 17 pour l’Asie du Sud-Est (Figure 5). À l’échelle des territoires, Porto Rico (h = 17) domine la Caraïbe, tandis que les Philippines et la Thaïlande (h = 9 chacun) mènent en Asie. Le tableau 2 synthétise l’ensemble des indicateurs.

Tableau 2. Synthèse comparative des indicateurs scientométriques.
| Indicateur | PR | HT | BB | TT | PH | TH | MY | SG | Car. | Asie |
| Publications | 36 | 16 | 10 | 14 | 19 | 20 | 16 | 4 | 76 | 59 |
| Citations | 667 | 100 | 172 | 224 | 272 | 384 | 211 | 87 | 1163 | 954 |
| h-index | 17 | 6 | 6 | 9 | 9 | 9 | 5 | 4 | 25 | 17 |
| Contrib. nat. (%) | 29 | 11 | 21 | 32 | 25 | 30 | 22 | 10 | 30 | 57 |
| Libre accès (%) | 37 | 47 | ||||||||
| Anglais (%) | 99 | 98 |
Légende : PR=Portorico ; HT+ Haïti ; BB-Barbade ; TT- Trinidad/Tobago ; PH=Philippines ; TH= Thaïlande ; MY= Malaisie ; SD= Singapour ; Car=Caraibe insulaire ; Asie = Asie du Sud-est
3.4. Collaborations et contributions nationales
Les deux régions présentent une forte dépendance vis-à-vis des partenaires internationaux. Dans la Caraïbe, les pays extérieurs contribuent à 70 % des publications, contre environ 43 % pour l’Asie du Sud-Est (Figure 6). Haïti affiche la plus faible contribution nationale (11 %) tandis que Trinité-et-Tobago se distingue avec 32 %, portée par l’University of the West Indies. En Asie, les quatre territoires étudiés représentent collectivement 57 % des contributions. Vingt-trois pays partenaires sont impliqués dans le corpus asiatique contre 29 pour la Caraïbe.

3.5. Genre et participation féminine
L’analyse de la dimension genre révèle que 40 % des 160 auteurs du corpus asiatique sont des femmes, un taux nettement supérieur à celui observé dans la Caraïbe. Cependant, parmi les 10 auteurs les plus collaboratifs de chaque région, seulement 10 % sont des femmes dans les deux cas (Figure 7). Cette sous-représentation féminine aux positions de leadership scientifique est préoccupante, d’autant que les femmes sont souvent les plus touchées par les impacts du changement climatique (UN Women, 2020).

3.6. Accessibilité et science ouverte
L’accès libre reste minoritaire : 37 % des publications caribéennes et 47 % des publications asiatiques sont en libre accès (Figure 7). Près de 99 % des publications des deux corpus sont rédigées en anglais. Une seule publication du corpus caribéen est en français, ce qui soulève des questions d’appropriation des connaissances dans les territoires francophones comme Haïti.

4. Discussion
Cette analyse scientométrique comparée met en lumière des dynamiques de convergence et de divergence tes entre les publications de la Caraïbe insulaire et de l’Asie du Sud-Est. La croissance de la production depuis 2011 dans les deux régions s’inscrit dans l’intensification globale de la recherche climatique (Dalmedico et Guillemot, 2006 ; Masson-Delmotte, 2021). L’intérêt scientifique pour la vulnérabilité climatique est visiblement stimulé par la survenue de catastrophes majeures : le pic de 2018 dans la Caraïbe fait suite aux ouragans dévastateurs de 2017, tandis que celui de 2021 en Asie coïncide avec les typhons Goni et Dianmu.
Le h-index supérieur de la Caraïbe (25 vs 17) suggère un impact scientifique plus marqué malgré un corpus de taille comparable. Ce résultat peut s’expliquer par la présence de Porto Rico auquel le rattachement institutionnel aux États-Unis confère un accès privilégié aux infrastructures et aux réseaux de publication. Les observations de Parrod et al. (2021) selon lesquelles les chercheurs publient davantage sur les régions les plus vulnérables se confirment partiellement : Porto Rico (1ᵉʳ mondial) et les Philippines (4ᵉ) sont effectivement les plus prolifiques dans leurs régions respectives. Toutefois, cette logique est limitée par le cas de Trinité-et-Tobago et de Singapour, moins vulnérables mais dont la production dépasse celle de territoires plus exposés.
La forte dépendance vis-à-vis des partenariats internationaux est un trait commun aux deux régions, mais elle est nettement plus marquée dans la Caraïbe (70 % de contributions extérieures contre 43 % en Asie). Ce résultat conforte le constat de Bartrolí et Arvanitis (2021) sur la dépendance des pays en développement à la coopération scientifique. Le cas d’Haïti est emblématique : troisième pays le plus vulnérable au monde, il ne contribue qu’à 11 % des publications le concernant, avec une absence totale de production entre 2000 et 2014 malgré des événements climatiques catastrophiques.
L’analyse disciplinaire révèle une convergence autour des sciences environnementales, ce qui est cohérent avec la nature multidisciplinaire de la recherche climatique (Masson-Delmotte, 2021). L’absence quasi totale de publications en sciences des matériaux dans les deux régions constitue une lacune préoccupante et une anomalie car le secteur du bâtiment représente 37 % des émissions mondiales de GES (UNEP, 2023).
La dimension genre appelle également une attention particulière. Si 40 % des auteurs asiatiques sont des femmes, cette proportion chute à 10 % parmi les chercheurs les plus collaboratifs dans les deux régions. Cette sous-représentation féminine aux positions d’influence contraste avec le fait que les femmes sont disproportionnément affectées par le changement climatique (UN Women, 2020). L’intégration de la perspective genre dans la recherche climatique est une nécessité, en cohérence avec les principes de la science ouverte (UNESCO, 2023).
Enfin, le faible taux de libre accès (37–47 %) et la quasi-exclusivité de l’anglais (99 %) limitent la diffusion des connaissances auprès des décideurs et des populations locales, en particulier dans les territoires francophones et créolophones comme Haïti. Cette situation va à l’encontre des principes de la science ouverte et appelle des politiques volontaristes de diffusion multilingue.
5. Conclusion
Cette étude scientométrique comparée fournit une cartographie inédite de la production scientifique sur la vulnérabilité climatique dans deux régions parmi les plus exposées au monde. L’analyse croisée de 135 publications (76 Caraïbe, 59 Asie du Sud-Est) indexées dans Scopus révèle des tendances convergentes — croissance post-2011, prédominance des sciences environnementales, dépendance aux partenariats internationaux — mais aussi des spécificités régionales significatives : un impact scientifique plus élevé dans la Caraïbe, une contribution nationale plus forte en Asie, et une représentation féminine inégalement distribuée.
Ces résultats appellent à quatre recommandations principales. Premièrement, les gouvernements des deux régions devraient investir dans les capacités de recherche endogènes, en soutenant les institutions locales. Deuxièmement, des politiques de science ouverte et de diffusion multilingue doivent être adoptées pour maximiser l’impact local des travaux. Troisièmement, la participation féminine doit être activement promue, en cohérence avec les objectifs de justice climatique et d’équité. Quatrièmement, l’élargissement des disciplines vers les sciences des matériaux et l’ingénierie ouvrirait des perspectives pour l’adaptation concrète des infrastructures.
Des recherches futures pourraient étendre cette analyse à d’autres régions vulnérables (Afrique, Océanie), intégrer d’autres bases de données (Web of Science, Dimensions) et approfondir la dimension de justice climatique, encore marginalement traitée dans les deux corpus étudiés.
Remerciements
Ce travail a été réalisé à l’Université Quisqueya (Port-au-Prince, Haïti) avec la collaboration de l’Equipe de recherche sur l’Economie et la Gestion de la Connaissance (EREGeC), Université Quisqueya Climatiques (EREGeC) et de l’Équipe de Recherche sur les Changements Climatiques (ERC2). Les auteurs remercient l’ensemble des personnes ayant contribué à la réalisation de cette étude.
Déclaration de conflits d’intérêts
Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêts.
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