©️photo : Listín diario
Santo Domingo, le 30 juillet 2026.- La République Dominicaine a expulsé plus de 226 500 étrangers en situation irrégulière depuis le début de l’année 2026, a annoncé mercredi 29 juillet la Direction générale de la Migration (DGM). Ce bilan s’accompagne de deux constats inédits : une résistance croissante de citoyens dominicains face aux opérations, et le démantèlement de réseaux organisés de trafic de migrants.
Plus de 1 000 expulsions par jour
Selon le vice-amiral Luis Rafael Lee Ballester, directeur général de la Migration, les autorités procèdent désormais à plus de 1 000 renvois quotidiens. Ce rythme s’appuie sur une hausse budgétaire, le recrutement de nouveaux agents et l’intégration de technologies de surveillance avancées, dans un contexte où la dégradation sécuritaire en Haïti – marquée par l’expansion des groupes armés – continue d’alimenter les flux migratoires irréguliers.
Des réseaux binationaux démantelés
Les services de renseignement migratoire ont identifié des filières organisées, opérant à pied comme en véhicule, chargées d’acheminer clandestinement des migrants haïtiens vers différentes régions du pays. Ces réseaux, actifs des deux côtés de la frontière, disposent selon la DGM de routes bien établies.
Une opposition citoyenne aux motifs économiques
Fait notable révélé lors d’une rencontre avec l’Observatoire des politiques migratoires (OPM) : certains citoyens dominicains résistent activement aux opérations d’interdiction. Cette opposition serait principalement motivée par des intérêts économiques : propriétaires louant des logements à des migrants sans papiers, ou employeurs les embauchant dans le secteur informel.
La question migratoire demeure toujours un point de tension central dans les relations bilatérales entre Haïti et la République Dominicaine.
R. J.



























