À l’occasion de la Journée mondiale du jeu, célébrée ce 11 juin 2026, la situation des enfants haïtiens contraste avec l’objectif de cette journée consacrée au droit des plus jeunes au jeu et aux loisirs. Alors que l’UNESCO rappelle que le jeu est essentiel au développement physique, cognitif et émotionnel des enfants, l’insécurité persistante en Haïti prive une grande partie d’entre eux d’espaces sûrs pour se divertir et s’épanouir.
Dans plusieurs régions du pays, les affrontements armés, les enlèvements et les déplacements forcés des populations limitent l’accès aux parcs, terrains de jeux et autres activités récréatives. Cette réalité compromet non seulement les possibilités de loisirs des enfants, mais affecte également leur socialisation et leur développement, alors que la Constitution haïtienne prévoit une protection particulière de l’enfance et que les engagements internationaux du pays reconnaissent le droit des enfants à grandir dans un environnement favorable à leur bien-être.
Selon l’UNICEF, l’absence d’activités ludiques et d’espaces sécurisés peut avoir des répercussions sur la santé mentale, le bien-être émotionnel et le développement social des enfants, en augmentant notamment les risques de stress, d’anxiété et de difficultés d’apprentissage. En cette Journée mondiale du jeu, la situation des enfants haïtiens rappelle que le droit de jouer ne relève pas uniquement du divertissement, mais constitue également un enjeu de protection, de santé publique et de développement humain.




























