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Pas de paix durable sans eau : le plaidoyer percutant d’Haïti à Douchanbé

Le ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé•©️photo : MdE

Douchanbé, le 26 mai 2026.- Au nom du gouvernement haïtien, le Ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé, a réaffirmé avec force l’engagement d’Haïti pour une gestion équitable, inclusive et solidaire des ressources hydriques lors de la 4e Conférence internationale de haut niveau sur la Décennie de l’eau à Douchanbé (Tadjikistan), le 26 mai 2026. Face à la communauté internationale, il a rappelé l’urgence absolue de l’accès sécurisé à l’eau comme pilier indispensable à la stabilité, la prospérité et la paix dans le monde, particulièrement pour les nations les plus vulnérables.

C’est un message porté par l’urgence et la responsabilité politique qu’a délivré le Ministre de l’Environnement d’Haïti, Valéry Fils-Aimé, ce mardi 26 mai 2026. S’exprimant officiellement au nom du Chef du Gouvernement haïtien, le Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé, le ministre a positionné la République d’Haïti au centre des discussions mondiales sur la résilience climatique.

Dans une déclaration sans équivoque, le ministre a rappelé une vérité fondamentale qui résonne avec l’actualité de son pays : « Aucune société ne peut prétendre à la stabilité, à la prospérité ou à la paix durable sans garantir un accès équitable et sécurisé à l’eau ». Pour Haïti, pays structurellement exposé aux chocs climatiques, la maîtrise et le partage juste de l’eau ne relèvent pas seulement de l’écologie, mais constituent la clé de voûte de la sécurité nationale et humaine.

Soutenue par l’Assemblée générale des Nations Unies, l’initiative de Douchanbé doit, selon le représentant haïtien, servir de catalyseur. Le ministre a appelé la communauté internationale à passer des promesses aux actes en accélérant la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) liés à l’eau et à l’assainissement. La protection des populations les plus vulnérables face aux dérèglements environnementaux doit demeurer, selon lui, la priorité absolue des financements climatiques globaux.

Zoom sur la 4e Conférence de Douchanbé : Le carrefour mondial de l’action pour l’eau

La 4e Conférence internationale de haut niveau sur la Décennie de l’eau (2018-2028), qui se tient du 25 au 28 mai 2026 à Douchanbé, au Tadjikistan, s’inscrit dans le cadre historique du « Dushanbe Water Process ».

Initié par le gouvernement du Tadjikistan en partenariat avec l’ONU, cet événement mondial marque une étape cruciale vers la Conférence des Nations Unies sur l’eau de 2026 (co-organisée par le Sénégal et les Émirats arabes unis).

L’Objectif est d’évaluer et transformer en actions concrètes les quelque 800 engagements volontaires de l’Agenda d’action pour l’eau adopté à New York en 2023. Elle lance également les premières consultations pour la Conférence finale de 2028 qui dressera le bilan de la Décennie.

Co-présidé par le Premier ministre tadjik Kohir Rasulzoda et le Secrétaire général adjoint de l’ONU Li Junhua, le sommet réunit des chefs d’État, des ministres du monde entier, des institutions financières et des scientifiques pour concevoir des solutions face à l’accélération des crises hydriques (sécheresses, fontes des glaciers et inondations).

W. A.