Accueil Economie Kesner Pharel fait un bilan contrasté de l’exécution budgétaire

Kesner Pharel fait un bilan contrasté de l’exécution budgétaire

©️Le Nouvelliste
Port-au-Prince, le 9 août 2025.- Le PDG du Group Croissance, Kesner Pharel, a présenté la performance de mobilisation des recettes budgétaires du pays. Intervenant sur Magik9, il a salué cette performance qu’il juge globalement positive, tout en soulignant que le véritable défi reste la gestion efficace des ressources collectées.


Lors de son passage à l’émission Panel Magik, le vendredi 8 août, il a précisé que le budget rectificatif 2024-2025, surnommé « budget de guerre », ne prévoit pas d’augmentation globale, mais comporte des réallocations ciblées, principalement en faveur du secteur sécuritaire.

Ainsi, le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique reçoit 2 milliards de gourdes supplémentaires pour la PNH. Le ministère de la Défense, quant à lui, se voit attribuer pour la première fois un montant de 8,3 milliards de gourdes.

M. Pharel a salué la performance de l’État en matière de mobilisation des recettes, avec plus de 65 % des recettes courantes collectées au cours des neuf premiers mois de l’exercice fiscal, malgré le contexte sécuritaire difficile.

Cependant, il a dressé un bilan contrasté de l’exécution budgétaire. Les dépenses courantes affichent un taux d’exécution de 62,5 %, dominées par les salaires avec 68 % d’exécution, dépassant les 100 milliards de gourdes. Les quotes-parts et subventions sont exécutées à 58 %, tandis que la dotation au secteur de l’énergie atteint 54 %.

En revanche, les investissements publics stagnent, avec seulement 20 % exécutés à partir des fonds du Trésor public et 28 % sur les dons et emprunts. Pour Pharel, l’investissement reste le maillon faible du budget.

W. E.