Port-au-Prince, le 1er juillet 2025.- Dans une lettre ouverte adressée à la Communauté des Caraïbes (CARICOM) et à l’Organisation des États Américains (OEA), l’organisation Agissons pour Haïti (APHA) exprime sa vive préoccupation face à la poursuite des négociations politiques impliquant certains acteurs controversés de la scène haïtienne. Selon elle, des personnalités soupçonnées d’implication dans la prolifération des gangs armés ou dans l’assassinat crapuleux de l’ancien président Jovenel Moïse ne peuvent faire partie de la solution.
Publié le 1er juillet, le document met en cause notamment M. André Michel, figure de l’Accord du 21 décembre, et le parti EDE dirigé par Monsieur Claude Joseph. APHA rappelle que ce dernier était Premier ministre au moment de l’assassinat du président Moïse, un crime encore entouré de graves soupçons.
« Le fait que de tels acteurs continuent d’être intégrés dans les processus politiques, sans avoir à rendre compte à la nation ni à la justice, alimente la méfiance et la frustration populaire », souligne l’organisation.
En outre, elle dénonce une minorité politique dépourvue de légitimité populaire, consolidée par l’Accord du 3 avril 2025, perçu comme un outil d’exclusion. Me André Michel est par ailleurs accusé d’avoir contribué à l’essor des gangs armés et à l’instabilité sociale à travers des discours radicaux et les mouvements de blocage du pays (“pays lock”).
APHA exhorte la CARICOM et l’OEA à cesser toute reconnaissance ou collaboration avec ces figures discréditées. Elle appelle aussi à un dialogue centré sur les véritables enjeux nationaux : réforme institutionnelle, sécurité, inclusion de la jeunesse, justice pour les victimes et refondation de l’État, avec la participation de nouvelles forces porteuses d’espoir.
Parallèlement, en ce qui concerne la rencontre de cet après-midi entre les Éminentes Personnalités de la Caricom et des leaders politiques haïtiens sur la crise du pays, aucune décision majeure n’a été prise.
W.E.






















