Le directeur du parc naturel Quisqueya, Geffrard Jean
Fonds Parisien, le 7 avril 2026.-Le Parc naturel Quisqueya, situé à Fonds Parisien, fait face à une tentative d’occupation illégale par des individus ayant pénétré dans la zone le 22 mars. Selon son directeur, Geffrard Jean, ces intrusions menacent un écosystème fragile et protégé, au cœur d’un corridor biologique majeur de la Caraïbe.
L’alerte est lancée, ce mardi 7 avril, autour du Parc naturel Quisqueya, un espace écologique stratégique situé dans la commune de Fonds Parisien. Son directeur, Geffrard Jean, dans un entretien accordé à Magik9, dénonce l’intrusion récente d’un groupe d’individus dans cette aire protégée, avec des intentions présumées d’occupation et d’exploitation illégale.
Selon ses déclarations, ces personnes auraient pénétré dans le parc le dimanche 22 mars, implantant des bornes dans certaines zones, installant des abris de fortune et tentant d’y établir des activités interdites ou encore l’exploitation des ressources naturelles.
Le Parc Quisqueya constitue pourtant une zone d’une importance écologique majeure.
Situé à proximité du Lac Azuéi, le plus grand lac du pays avec une superficie d’environ 170 km², il bénéficie d’un microclimat particulier caractérisé par une forte évapotranspiration et des vents constants.
Cet environnement favorise une biodiversité unique composée notamment de cactus, d’agaves, de plantes médicinales ainsi que d’espèces animales protégées comme les iguanes et les tortues.
Intégré dans un vaste corridor biologique reliant plusieurs zones humides entre Haïti et la République dominicaine, le parc joue un rôle clé dans l’équilibre climatique régional.
Toute dégradation de cet espace pourrait ainsi avoir des conséquences importantes sur l’écosystème local.
Au-delà de la protection environnementale, le parc se veut également un centre de formation pour les jeunes. Des initiatives y sont menées afin de valoriser les ressources naturelles à travers leur transformation en produits économiques, comme des jus, des confitures ou encore des boissons à base d’agave.
Face à cette situation, Geffrard Jean déplore l’absence de réaction des autorités, malgré des démarches entreprises auprès du ministère de l’Environnement. Il salue néanmoins la mobilisation des habitants de Fonds Parisien, qui ont contribué à repousser les envahisseurs et à protéger cet espace naturel.
L’avenir du Parc Quisqueya dépend désormais de mesures concrètes pour garantir sa protection face aux pressions humaines croissantes.
W. A.

























