Moyen-Orient, le 28 février 2026.- Les tensions s’intensifient au Moyen-Orient après des frappes menées, samedi 28 février, par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Baptisée « Lion rugissant » et « Fureur épique », l’opération viserait à affaiblir les capacités militaires iraniennes et à déstabiliser le régime en place.
Depuis la Floride, le président américain Donald Trump a annoncé le lancement « d’opérations de combat majeures », affirmant vouloir neutraliser les missiles iraniens et « réduire à néant » la marine de la République islamique. Il a également appelé la population et les forces armées iraniennes à se retourner contre les autorités.
En riposte, Téhéran a ciblé plusieurs bases militaires américaines et alliées dans la région, notamment en Arabie saoudite, au Qatar et en Israël.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a qualifié l’opération d’« attaque préventive », destinée à éliminer ce qu’il considère comme une menace directe du régime iranien.
Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué. Selon des journalistes de l’Agence France-Presse, l’accès à Internet serait coupé en Iran et d’importants panaches de fumée ont été observés à Téhéran.
Rappelons que le conflit irano-américaine a débuté en 1979, après la Révolution islamique en Iran, des étudiants islamistes prennent d’assaut l’ambassade américaine à Téhéran et retiennent 52 diplomates en otage pendant 444 jours, provoquant une rupture des relations diplomatiques entre Washington et Téhéran en 1980.
Les tensions s’intensifient au fil des années : en 2002, le président américain George W. Bush classe l’Iran dans « l’axe du mal », et en 2019, l’administration Trump désigne les Gardiens de la Révolution comme organisation terroriste étrangère.
Parallèlement, le programme nucléaire iranien suscite de vives inquiétudes. Au début des années 2000, la révélation de sites nucléaires secrets alimente les soupçons occidentaux. En 2005, l’Iran relance l’enrichissement d’uranium, affirmant poursuivre des objectifs civils, tandis que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) évoque en 2011 des informations crédibles sur des activités liées au développement d’un engin nucléaire explosif.
W. E.
