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Cuba dans le noir : l’hôpital devient un tombeau

©️photo : Lucien Lung

La Havane, le 27 mars 2026.- Face à un effondrement total du réseau électrique causé par un blocus énergétique sans précédent, le système de santé cubain bascule dans l’horreur. À La Havane, l’arrêt des respirateurs artificiels suite aux pannes répétées aurait entraîné une vague de décès tragiques, illustrant l’asphyxie d’une nation sous tension géopolitique.

La situation à Cuba a franchi un seuil critique. Selon des témoignages hospitaliers et des rapports de terrain, l’hôpital Hermanos Ameijeiras de La Havane a été le théâtre d’un drame absolu lors d’une coupure généralisée le 17 mars dernier : des patients sous assistance respiratoire auraient succombé faute d’électricité. Bien que les autorités tentent de stabiliser le réseau, les pannes, la troisième ce mois-ci, rendent la survie des patients en soins intensifs, néonatalogie et dialyse dépendante d’un « minimum électrique » de plus en plus incertain.

Cette crise n’est pas seulement technique, elle est politique. L’administration américaine, sous l’impulsion de Donald Trump, a durci l’embargo en ciblant directement les approvisionnements en pétrole. Depuis l’interruption des livraisons vénézuéliennes et les menaces de sanctions contre tout pays tiers aidant l’île, Cuba n’aurait reçu aucun carburant significatif depuis trois mois.

Dans les rues, la colère gronde. À Ciego de Ávila, des manifestations ont éclaté, marquant l’exaspération face aux pénuries de nourriture et de médicaments. Alors que Washington maintient une pression maximale pour provoquer un changement de régime d’ici fin 2026, La Havane qualifie ces mesures de « génocide organisé », refusant même l’importation de diesel destinée à l’ambassade américaine par dignité face à la souffrance locale.

W. A. avec France Amérique Latine

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