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À l’approche du 7 février, Rénald Lubérice met en garde contre une crise institutionnelle

Rénald Lubérice

Port-au-Prince, le 26 janvier 2026.- À quelques jours de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), Rénald Lubérice, ancien secrétaire général du Conseil des ministres et responsable de la plateforme Résistance démocratique (RED), exprime ses inquiétudes face aux tensions internes au sommet de l’État. Invité à l’émission Panel Magik le lundi 26 janvier 2026, il appelle au dialogue politique et questionne le bien-fondé d’un éventuel remplacement du Premier ministre dans un contexte aussi sensible.

Rénald Lubérice juge préoccupante la situation politique actuelle, marquée par des conflits ouverts au sein de l’exécutif à quelques jours de l’échéance du 7 février 2026. Selon lui, le pays ne peut se permettre d’attendre passivement cette date alors que des décisions lourdes de conséquences sont prises au sommet de l’État, dans un climat de confusion institutionnelle.

L’ancien secrétaire général du Conseil des ministres estime que la priorité devrait être l’ouverture d’un dialogue entre les membres du Conseil présidentiel de transition eux-mêmes, avant toute concertation avec les forces politiques. À ses yeux, l’absence d’entente interne affaiblit la transition et accentue l’incompréhension de la population face aux orientations du pouvoir exécutif.

S’agissant du rôle de Smith Augustin, Rénald Lubérice reconnaît une certaine réceptivité au dialogue, tout en soulignant une attitude de prudence. Il rappelle que si certaines décisions ont déjà été signées par l’État et ne peuvent être reniées, elles peuvent néanmoins être reconsidérées lorsqu’elles produisent plus de problèmes que de solutions, conformément au principe de responsabilité publique.

Rénald Lubérice insiste également sur le cadre légal du CPT, rappelant que celui-ci exerce collectivement la fonction présidentielle et que les décisions majoritaires sont juridiquement applicables. Toutefois, il souligne que la publication des actes officiels relève des instances administratives compétentes et non du coordonnateur du Conseil.

Enfin, s’il admet que le CPT dispose du pouvoir de remplacer le Premier ministre, Rénald Lubérice s’interroge sur le timing et la méthode d’une telle décision. Il estime qu’un changement de gouvernement à quelques jours de la fin du mandat de la transition risque de plonger le pays dans l’incertitude et l’aventure politique, au détriment de la stabilité nationale.

W. A.