New-York, le 9 février 2026.- Chaque jour, près de 800 femmes meurent de complications liées à la grossesse et à l’accouchement, souvent évitables. Malgré les progrès des dernières décennies, de nombreuses mères continuent de perdre la vie à cause d’hémorragies, d’infections ou de complications diverses. Ces décès soulignent l’urgence de renforcer les systèmes de santé et d’assurer un accès universel à des soins maternels sûrs et de qualité. L’UNFPA se mobilise dans le monde entier pour réaliser cette mission cruciale.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, pour chaque femme décédée, entre 20 et 30 autres souffrent de séquelles graves. En Haïti, selon les données de Médecins sans Frontières (MSF), la situation est particulièrement critique : entre février 2022 et avril 2025, le taux de mortalité maternelle dans les hôpitaux est passé de 250 à 350 pour 100 000 naissances vivantes, et près de 60 % des accouchements à Port-au-Prince ont lieu sans assistance médicale, augmentant fortement le risque de complications telles que l’hémorragie, les infections et l’hypertension. La violence et l’insécurité ont également entraîné la fermeture de plusieurs structures sanitaires, réduisant l’accès aux soins essentiels.
Pour répondre à cette crise, l’United Nations Population Fund (UNFPA) déploie ses programmes dans plus de 150 pays et territoires, formant des agents de santé, améliorant la disponibilité de médicaments essentiels et renforçant les systèmes de soins. L’organisation travaille en étroite collaboration avec les gouvernements et la société civile afin de promouvoir les droits sexuels et reproductifs, garantir la sécurité des accouchements et réduire la mortalité maternelle. Ces efforts contribuent également à protéger les enfants et à soutenir le bien-être des familles.
La mortalité maternelle est un enjeu de santé publique et de droits humains. La plupart des décès et blessures maternelles peuvent être évités grâce à un accès adéquat aux soins et à des interventions ciblées. Assurer une maternité sûre n’est pas seulement une question de santé : c’est une condition essentielle pour le développement durable et l’égalité entre les sexes à l’échelle mondiale.
R. J.
