Accueil Politique Transition : la CNAOJH exige un retour à l’ordre constitutionnel

Transition : la CNAOJH exige un retour à l’ordre constitutionnel

John Mary Auguste

Port-au-Prince, le 26 février 2026.- Dans un climat d’incertitude politique, la Conférence Nationale des Associations et des Organisations de Jeunesse d’Haïti (CNAOJH) appelle à la fin de la transition, à l’ouverture d’un dialogue inclusif et à l’implication effective des jeunes dans la gouvernance. John Mary Auguste affirme que l’organisation soutient toute initiative crédible menant rapidement à des élections libres et au rétablissement de l’ordre constitutionnel.

Face à l’essoufflement du processus transitoire, la CNAOJH réaffirme sa ligne : le pays ne peut plus se permettre d’accords sans application concrète. Si le Pacte national comporte, selon elle, des dispositions intéressantes, l’heure n’est plus à la signature de nouveaux engagements, mais à leur mise en œuvre effective. « Le véritable défi n’est plus de rédiger des accords, mais de les appliquer », martèle John Mary Auguste lors d’un entretien accordé à InfosNation ce jeudi 26 février.

L’organisation insiste sur la nécessité d’un dialogue réellement inclusif, impliquant l’ensemble des forces vives de la nation. Pour la CNAOJH, seule une concertation élargie peut garantir une sortie de crise responsable et éviter une prolongation indéfinie de la transition.

La structure met également en avant le rôle central de la jeunesse dans toute perspective de stabilité durable. Représentant entre 60 et 65 % de la population, les jeunes constituent à la fois le groupe le plus affecté par la crise multidimensionnelle et un levier stratégique pour la reconstruction nationale. Leur marginalisation dans les politiques publiques fragilise, selon l’organisation, toute tentative de redressement.

La CNAOJH plaide ainsi pour des programmes urgents d’intégration, de formation, d’emploi et de réinsertion socio-économique. Elle appelle les autorités à adopter une politique claire en faveur de la jeunesse, condition essentielle pour asseoir la stabilité institutionnelle et restaurer l’espérance collective.

Pour l’organisation, la sortie de crise ne pourra être durable sans une volonté politique traduite en actions concrètes et concertées. Le message est sans équivoque : mettre fin à la transition, organiser des élections crédibles et replacer la jeunesse au cœur du projet national.

W. A.