À l’approche de la fin du Statut de protection temporaire (TPS) accordé aux Haïtiens aux États-Unis, l’administration américaine a procédé, ce jeudi 16 juillet 2026, à une nouvelle opération de rapatriement. Plus de 100 ressortissants haïtiens ont été renvoyés vers le Cap-Haïtien, dans un contexte marqué par l’accélération des expulsions et les inquiétudes croissantes des organisations de défense des droits humains.
Cette politique suscite de vives critiques. Human Rights First estime que le renvoi de migrants vers un pays en proie à la violence des gangs et à une grave crise humanitaire met leur vie en danger. De son côté, le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (GARR) affirme qu’Haïti ne dispose pas des capacités nécessaires pour accueillir un afflux massif de personnes expulsées dans le contexte actuel.
La fin annoncée du TPS expose plus de 350 000 Haïtiens à un risque d’expulsion, après le feu vert de la Cour suprême à la suppression du programme. Si les permis de travail restent valides jusqu’au 24 juillet, plusieurs organisations de défense des droits humains et des associations de la diaspora réclament l’adoption du projet de loi S.4814, qui prévoit une prolongation de trois ans du TPS pour les ressortissants haïtiens.



























