Le leader du parti INITE, Sorel Jacinthe
Port-au-Prince, le 15 juillet 2026.- Invité du Panel Magik ce mercredi 15 juillet, Sorel Jacinthe, dirigeant du parti INITE, a exprimé de sérieuses réserves sur le processus électoral en cours. Il a dénoncé certaines nouvelles exigences imposées aux candidats, qu’il estime contraires à la Constitution, et affirmé que les élections ne pourront pas se tenir avant la fin de l’année 2026 pour des raisons techniques. Il a également appelé le gouvernement, le Conseil électoral provisoire (CEP) et les partis politiques à corriger les irrégularités afin de préserver la crédibilité du processus.
Le dirigeant du parti INITE, Sorel Jacinthe, estime que les élections prévues en Haïti ne pourront pas être organisées avant la fin de l’année 2026. Invité du Panel Magik, il a affirmé que les contraintes techniques rendent cet objectif irréalisable.
Fort de son expérience d’ancien député et sénateur, il a déclaré que le calendrier actuel ne laisse pas suffisamment de temps pour préparer un scrutin crédible. Selon lui, il faudrait davantage de temps pour mettre en place les différentes étapes du processus électoral.
Sorel Jacinthe a également critiqué certaines dispositions du décret électoral, notamment l’obligation faite aux candidats de produire une attestation sur l’honneur certifiant n’avoir jamais été condamnés ni détenus en Haïti ou à l’étranger pour plusieurs infractions. Il considère que cette exigence dépasse les conditions prévues par la Constitution et constitue une disposition juridiquement contestable.
Le responsable politique a aussi dénoncé l’obligation de faire légaliser cette déclaration par un notaire, estimant qu’elle ajoute des formalités qui ne sont prévues ni par la Constitution ni par la loi.
Tout en adressant des critiques au gouvernement et au Conseil électoral provisoire, Sorel Jacinthe a plaidé pour une démarche de concertation. Il a appelé le CEP, l’exécutif et les partis politiques à travailler ensemble afin de corriger les dispositions contestées du décret et de renforcer la confiance dans le processus électoral.
Selon lui, l’objectif doit être d’organiser des élections inclusives, transparentes et acceptées par l’ensemble des acteurs politiques, afin d’éviter une nouvelle crise institutionnelle.
W. A.



























